J’aime

« Je sais que le monde est comme un immense écho, que les mots se répètent à l’infini comme un jeu de miroirs dans un palais persan. »

Je sais que la lecture de Je sais m’a plongé dans une rêverie proche de la contemplation.
Je sais que ce recueil est habité, qu’il est plein d’humour, de mélancolie, de visages et de joies.

« Je sais que « Je pense que » traduit rarement une conviction profonde ou une réelle expérience du corps. »

Je sais que ce livre sans cesse oscille entre le ciel et la terre, entre le doute métaphysique et la beauté du quotidien.
Je sais qu’Ito Naga est astrophysicien et que ses considérations sur la science m’émeuvent.

« Je sais qu’on se réjouit secrètement que certaines choses résistent à la science, qu’une part de mystère persiste. »

Je sais que la puissance de l’anaphore permet le déploiement d’un fourmillement de motifs poétiques.
Je sais que le fragment est une partie du Tout et que la vie se dit par éclats.

« Je sais par la boulangère que Robert ne peut pas monter au-dessus de 1000 mètres d’altitude. Fort heureusement, la personne à qui ils vont rendre visite n’habite qu’à 600 mètres. »

Je sais qu’un deuxième opus Je sens est sorti l’année dernière.
Je sais, je sens que je vais l’aimer.

« Je sais qu’il est tentant d’en rester à la peau douce des apparences. »

Je sais que l’extrême sensibilité de ce livre me touche et que sa délicatesse m’étreint.
Je sais que, pour tout cela et plus encore, j’aime Je sais.

« Je sais qu’on dit « Au revoir », mais jamais « Au réécouter. » »

Je sais, Ito Naga, Cheyne, 17 euros, 80 pages

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