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	<title>Finitude Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>L’élégance du désespoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2017 16:26:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Finitude]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Schiffter]]></category>
		<category><![CDATA[Traité du cafard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Je n’ai pas le courage de mes opinions. Je dis simplement ce qui me traverse la rate. » Lisses et tranchants comme des galets, les aphorismes de Frédéric Schiffter ricochent avec un gout assumé pour la provocation sur les illusions et certitudes du lecteur. Bien plus qu’un Traité du cafard très&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em><span lang="fr-FR">« Je n’ai pas le courage de mes opinions. Je dis simplement ce qui me traverse la rate. »</span></em></p>
<p><span lang="fr-FR">Lisses et tranchants comme des galets, les aphorismes de Frédéric Schiffter ricochent avec un gout assumé pour la provocation sur les illusions et certitudes du lecteur. Bien plus qu’un <em>Traité du cafard</em> très aride ou rigoureux, c’est une délicieuse entreprise de déniaisement que nous propose la maison d’édition bordelaise Finitude dans ce court opus. Moquant les manuels de vertu, l’auteur présente une vision désenchantée d’un réel dont la cruauté n’a d’égale que l’incroyable absurdité.</span></p>
<p><em><span lang="fr-FR">« On traduit « philosophie » par « désir de sagesse ». « Attrait du vide » serait plus exact. » </span></em></p>
<p><em><span lang="fr-FR">« C’est l’ennui qui distingue l’homme de l’animal. »</span></em></p>
<p><span lang="fr-FR">L’écriture est subtile, l’effet soigné, le lecteur ne peut que se délecter de ces sentences cultivant une décadence raffinée. D’aphorismes moraux très lapidaires en fragments plus descriptifs ou anecdotiques, Schiffter nous éblouit par sa maitrise de la langue et sa virtuosité. Abordant avec aisance une multiplicité de sujets, ce <em>Traité de cafard</em> n’est jamais ennuyeux et ravit toujours la curiosité du lecteur.</span></p>
<p><em><span lang="fr-FR">« Les gens font des enfants sans penser au voisinage. »</span></em></p>
<p><span lang="fr-FR">Clairement influencé par les idées de Schopenhauer, Cioran ou encore Clément Rosset, Frédéric Schiffter poursuit avec obstination son entreprise de démystification des idéaux et des illusions de l’Homme. Sa philosophie, que l’on pourrait qualifier de pessimiste à plus d’un égard, s’appuie sur la misère et la petitesse des êtres humains et des sociétés qu’ils composent. Souffrir est le propre de l’Homme qui assiste, toute sa vie, impuissant, à sa propre déchéance et constate avec amertume son existentielle inutilité.</span></p>
<p><em><span lang="fr-FR">« Je me languis ici-bas, sachant qu’il n’y a ni ailleurs ni au-delà. Métaphysicien sans arrière-monde. »</span></em></p>
<p><em><span lang="fr-FR">« D’une phrase, la logique du pire de Clément Rosset : Soyez impossibles, réjouissez-vous du réel. »</span></em></p>
<p><span lang="fr-FR">Si, pour ma part, je suis loin de partager les idées de Frédéric Schiffter et malgré un autoportrait souvent complaisant dans la déchéance, force est de constater le talent de cet auteur pour forger une sorte de mystique du désespoir qui élève le cafard au rang du sublime. Dandy de l’accablement, l’aphoriste aime à explorer avec une plume élégante, les tréfonds sombres de l’humain pour les ériger en véritable métaphysique. Laissez-vous donc entraîner avec joie dans les enfers de l’être, vous le verrez, au fond, dans le néant, tendez votre main et d’un doigt, caressez-les, ses antennes : le cafard. </span></p>
<p><em><span lang="fr-FR">« La supériorité ontologique de l’inorganique sur l’organique ? Le premier ne pue pas. »</span></em></p>
<p><em><span lang="fr-FR">Traité du cafard, Frédéric Schiffter, Finitude, 12 euros</span></em></p>
<p align="JUSTIFY">
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		<title>Un catéchisme peu orthodoxe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2014 21:55:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Dantinne]]></category>
		<category><![CDATA[Catéchisme]]></category>
		<category><![CDATA[Finitude]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« A force d&#8217;insistances, je pris position. Celle du missionnaire. » Irrévérence : tel est le mot que l&#8217;on est tenté d&#8217;écrire spontanément après la lecture de ce petit opus sorti en 2009 aux éditions de la Finitude. Le philosophe et poète belge, dont la réputation de trublion des belles lettres n&#8217;est plus&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«<em> A force d&rsquo;insistances, je pris position. Celle du missionnaire. </em>»</p>
<p>Irrévérence : tel est le mot que l&rsquo;on est tenté d&rsquo;écrire spontanément après la lecture de ce petit opus sorti en 2009 aux éditions de la Finitude. Le philosophe et poète belge, dont la réputation de trublion des belles lettres n&rsquo;est plus à faire, signe avec ce bel ouvrage rouge-argenté un catéchisme explosif aux vertus très personnelles. Volontiers provocateur, volontiers grossier, Alain Dantinne reprend faussement à son compte la forme des recueils d’aphorismes héritée des moralistes du XVIIème siècle pour mieux en dynamiter le fonds.</p>
<p>Son recueil s&rsquo;ouvre ainsi sur le très classique « De la religion » qui abrite, en son sein, des sentences à morales plus ou moins variables. Jugez plutôt par vous même : <em>« La prêtrise est incurable »</em> ou  «<em> L&rsquo;agneau de Dieu. Oui ! Mais à la broche </em>». Illustré par les collages iconoclastes de Claude Ballaré, ce catéchisme se lit rapidement avec un plaisir coupable et l&rsquo;on est tenté de réciter plusieurs Pater Noster pour se faire pardonner cette lecture jouissive. Il ne faudrait toutefois pas cantonner Dantinne au religieux, l&rsquo;étendue de ses savoureux péchés étant beaucoup plus vaste. De l&rsquo;amour à l&rsquo;inversion, en passant par l&rsquo;égotisme, l&rsquo;aphoriste accumule réflexions ironiques, remarques   pessimistes ou encore citations pastiches. D&rsquo;un sujet à l&rsquo;autre, le lecteur se voit immergé dans une réflexion aux confins de l&rsquo;absurde et jubile d&rsquo;une liberté anathème retrouvée.</p>
<p>Auréolés d&rsquo;un halo de surréalisme belge à la Chavée, inspirés tantôt de Cioran tantôt de Rabelais, ces aphorismes révèlent une plume nerveuse, toujours sur le fil, alternant sans cesse entre blague potache et inquiétude métaphysique. Soulignons enfin le beau travail des éditions de la Finitude qui nous offre ce missel corrosif dans un écrin de velours et laissons à Dantinne le soin de clore cette chronique par un conseil de savoir-vivre : « <em>Ne vous plaignez pas d&rsquo;un mauvais perdant. Vainqueur, il serait encore plus insupportable. </em>»</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Petit catéchisme à l&rsquo;usage des désenchantés, Alain Dantinne, Finitude, 64 p., 11,50 euros</em></p>
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