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	<title>fragments Archives - Aphorismundi</title>
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		<title>Vivre poétiquement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Apr 2016 09:43:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[fragments]]></category>
		<category><![CDATA[Novalis]]></category>
		<category><![CDATA[Poésis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Devenir un homme est un art. » Vivre poétiquement&#8230; On pourrait croire que ce titre a tout d&#8217;une métaphore et pourtant, c&#8217;est bien à une expérience très concrète que Novalis, écrivain romantique allemand, invite son lecteur à travers les nombreux fragments qu&#8217;il a rédigés au cours de sa vie. « A travers&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Devenir un homme est un art. »</em></p>
<p>Vivre poétiquement&#8230; On pourrait croire que ce titre a tout d&rsquo;une métaphore et pourtant, c&rsquo;est bien à une expérience très concrète que Novalis, écrivain romantique allemand, invite son lecteur à travers les nombreux fragments qu&rsquo;il a rédigés au cours de sa vie.</p>
<p><em>« A travers un travail sur soi, l&rsquo;homme confus accède à cette clairvoyance céleste, à cette illumination de soi qu&rsquo;atteint rarement l&rsquo;homme à l&rsquo;esprit ordonné. Le vrai génie relie ces extrêmes. Il partage la rapidité avec le dernier et la complétude avec le premier. »</em></p>
<p>La maison d&rsquo;édition Poésis, qui s&rsquo;intéresse particulièrement à la relation poétique entretenue avec le monde, publie <em>Poésie, réel absolu</em>, véritable florilège des fragments de Novalis qui traitent de cette relation si étroite tissée entre l&rsquo;homme et ce qui l&rsquo;entoure. L&rsquo;écrivain insiste sur le fait que la philosophie n&rsquo;est qu&rsquo;une première étape dans l&rsquo;appréhension du monde, le degré ultime étant la poésie qui permet de le vivre et non plus simplement de le penser et de le concevoir.</p>
<p><em>« La poésie est l&rsquo;héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous enseigne à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu&rsquo;est la poésie, qu&rsquo;elle est Un et Tout. »</em></p>
<p>Novalis remet au goût du jour la figure du prêtre-poète et propose un véritable art de vivre poétique prônant le witz comme expression privilégiée de l&rsquo;esprit. Monde lui-même à l&rsquo;intérieur du monde, le poète a accès à la totalité par le biais de sa conscience qui est le point de contact transcendant entre monde intérieur et monde extérieur.</p>
<p><em>« Le siège de l&rsquo;âme se trouve là où le monde intérieur et le monde extérieur sont en contact. Là où ils se pénètrent, il est dans chaque point de l&rsquo;interpénétration. »</em></p>
<p>La sélection des fragments effectuée par Frédéric Brun et Laurent Margantin est très intéressante en cela qu&rsquo;elle permet de dessiner l&rsquo;évolution intellectuelle de Novalis sur sa conception poétique du vivre. L&rsquo;avant-propos éclaire avec une grande justesse l’œuvre de cet auteur qui reste peu connu malgré sa contribution décisive dans l&rsquo;évolution des formes fragmentaires et aphoristiques au cours de l&rsquo;histoire littéraire.</p>
<p><em>« La poésie est le réel véritablement absolu. C&rsquo;est le noyau de ma philosophie. Plus c&rsquo;est poétique, plus c&rsquo;est vrai. »</em></p>
<p>A la manière des mystiques, ce livre ne se lit pas simplement mais plutôt se vit. Il a pour vertu d&rsquo;interroger le lecteur sur sa propre façon d&rsquo;habiter le monde, de faire frissonner les conventions socialement admises d&rsquo;un art de vivre peu débattu. Je ne peux que vous encourager à faire l&rsquo;expérience de <em>Poésie, réel absolu</em> de Novalis qui, comme tout bon livre, engage votre rapport même au monde !</p>
<p><em>« Tout paraît venir du dehors vers nous parce que nous ne tirons rien de nous-mêmes. Nous sommes négatifs parce que nous le voulons ; plus nous serons positifs, plus le monde autour de nous sera négatif – jusqu&rsquo;au point où il n&rsquo;y aura plus de négation, et où nous serons la totalité dans la totalité. Dieu veut des dieux. »</em></p>
<p><em>Poésie, réel absolu, Novalis, Éditions Poésis, 14 euros</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Fragments du silence&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 06:05:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Carlos Liscano]]></category>
		<category><![CDATA[fragments]]></category>
		<category><![CDATA[L'écrivain et l'autre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Surtout : éviter toute dramatisation. Éviter de faire pitié. Ne pas chercher la compassion, la commisération. Surtout : rester debout jusqu&#8217;à la fin. » C&#8217;est avec ce style sobre et net, résistant à la tentation de tout pathos que Carlos Liscano édifie un livre de fragments mêlant souvenirs personnels et réflexions sur l&#8217;écriture.&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Surtout : éviter toute dramatisation. Éviter de faire pitié. Ne pas chercher la compassion, la commisération. Surtout : rester debout jusqu&rsquo;à la fin. »</em></p>
<p>C&rsquo;est avec ce style sobre et net, résistant à la tentation de tout pathos que Carlos Liscano édifie un livre de fragments mêlant souvenirs personnels et réflexions sur l&rsquo;écriture. Intitulé <em>L&rsquo;écrivain et l&rsquo;autre</em>, ce recueil se sédimente autour d&rsquo;infinies variations sur un même thème : celui de l&rsquo;apparition et de la création de l&rsquo;écrivain chez l&rsquo;homme.</p>
<p><em>« Écrire, c&rsquo;est créer une voix, un style qui donne forme au monde. Un style n&rsquo;a pas à être élégant ou cultivé. Il doit être personnel. Voir le monde depuis son propre style est une invention parallèle à celle de l&rsquo;écrivain. Le style et l&rsquo;écrivain sont la même invention. »</em></p>
<p>En effet, Liscano défend la thèse qu&rsquo;avant d&rsquo;écrire, il faut s&rsquo;inventer écrivain et croire à cette illusion avec une foi indéfectible. Lui-même, désireux d&rsquo;être écrivain depuis son plus jeune âge, s&rsquo;est créé ce personnage en prison, après avoir été arrêté et condamné par le régime militaire. Ses treize années d&rsquo;incarcération lui ont permis d&rsquo;écrire son premier livre et après sa libération, exilé en Suède, il continue d&rsquo;affirmer et croire à cet avatar d&rsquo;écrivain qu&rsquo;il s&rsquo;est inventé.</p>
<p><em>« Parfois je tends à croire que Liscano est un individu de mots qui se fait passer pour l&rsquo;autre. Je ne sais pas si je suis sur que cela me plaise. En revanche, je sais que je l&rsquo;ai découvert, pas découvert, à peine entrevu, dans un moment d&rsquo;inattention. »</em></p>
<p>La vie pour un écrivain est double, selon lui : l&rsquo;écrivain qui aspire tout et tend à devenir le centre de l&rsquo;individu et l&rsquo;autre qui s&rsquo;occupe de la vie quotidienne, d&rsquo;aller au travail, de faire les courses&#8230; Ces deux entités se livrent un combat permanent, luttent contre elle-mêmes pour atteindre des équilibres précaires et dans le cas de Liscano, l&rsquo;écrivain semble avoir remporté la bataille. Il ne vit que pour écrire et toute sa vie se tisse de renoncements à d&rsquo;autres activités pour occuper cette tâche essentielle qu&rsquo;est l&rsquo;écriture.</p>
<p><em>« Vivre, c&rsquo;est pratique, c&rsquo;est un fait, pas une idée, pas une pensée. Se lever, prendre son petit-déjeuner, agir, rentrer chez soi, agir, dormir.</em></p>
<p><em>Ça, c&rsquo;est la vie.»</em></p>
<p>Outre son aspect théorique très intéressant, <em>L&rsquo;écrivain et l&rsquo;autre</em> est un livre de fragments sur la difficulté, voire parfois l&rsquo;impossibilité d&rsquo;écrire. Cet art si subtil engage la totalité de l&rsquo;être dans un exercice qui peut être aussi léger que grave, menant quelques fois jusqu&rsquo;à la folie. Les bribes oniriques de Liscano, soutenues par un style concis où l&rsquo;adjectif semble banni, se propagent comme des onde inquiétantes mais étrangement sereines dans l&rsquo;âme du lecteur.</p>
<p><em>« Une tache d&rsquo;encre sur le papier. Un petite goutte à peine tombée d&rsquo;un compte-gouttes. La faire couler, la pousser avec la pointe de la plume. Trouver une forme qui rappelle quelque chose, un visage, une situation. Puis la perdre parce qu&rsquo;une autre ligne la traverse. Et repartir à la recherche, essayer à nouveau de trouver dans le noir sur le blanc autre chose que le hasard ou l&rsquo;ennui.</em></p>
<p><em>Cela pendant des heures. »</em></p>
<p>Partageant avec pudeur ses souvenirs et son expérience, Carlos Liscano semble avoir pour volonté d&rsquo;écrire sa mémoire dans le sable tout en sachant que la mer balaiera ses traces. Reste entre nos mains ces écrits fragiles où la répétition sert une esthétique de la mélancolie qui se déploie dans les recoins de chaque lettre. Un grand livre est là, on peut en être sur, d&rsquo;autant plus grand que sa faiblesse se fait force, accédant par là même au sublime.</p>
<p><em>« Ne pas écouter le bruit, tout laisser s&rsquo;éteindre, s&rsquo;évanouir et que vienne le silence. Là, dans le silence, s&rsquo;asseoir et attendre. Alors vient le mot. »</em></p>
<p><em>L&rsquo;écrivain et l&rsquo;autre, Carlos Liscano, Éditions Belfond, 17 euros</em></p>
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		<title>Conseiller pour mieux gouverner&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 11:46:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Conseils]]></category>
		<category><![CDATA[fragments]]></category>
		<category><![CDATA[Isabeau de Bavière]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Age]]></category>
		<category><![CDATA[Ressouvenances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Item, le roy en toutes choses qu&#8217;il fait doit adviser qu&#8217;il ne face rien contre la voulenté de Dieu et ne doit rien faire qu&#8217;il ne face virtueusement. » Ce fragment extrait de l&#8217;Advis à Isabeau de Bavière pour le gouvernement de la maison du roy et du royaume de France&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« Item, le roy en toutes choses qu&rsquo;il fait doit adviser qu&rsquo;il ne face rien contre la voulenté de Dieu et ne doit rien faire qu&rsquo;il ne face virtueusement. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ce fragment extrait de l&rsquo;<i>Advis à Isabeau de Bavière pour le gouvernement de la maison du roy et du royaume de France </i>est à placer au rang des sublimes raretés de notre littérature nationale. Composé vraisemblablement entre 1422 et 1435, ce livre de conseils à l&rsquo;intention du roi Charles VII constitue un témoignage précieux de la pensée politique de l&rsquo;époque. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Item, le roy ne doit estre ferme en propos et volenté et ne doit esbaïr de adversité qui lui viegne, ne prandre vaine gloire de grande prosperité a lui survenant. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Rendue possible par le travail érudit de Jean-François Kosta-Théfaine, docteur en littérature médiévale, son édition résulte de la retranscription de l&rsquo;unique manuscrit de cette œuvre conservée à la Bibliothèque nationale de France. Son auteur est anonyme mais en 2007, l&rsquo;hypothèse a été formulée que cet opuscule serait peut-être de la plume de Christine de Pisan. N&rsquo;en reste pas moins que, malgré le caractère commun de certains de ses articles au Moyen-Age, cet texte est d&rsquo;un intérêt fondamental pour qui veut découvrir les arcanes de la philosophie politique de cette période.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Item, que un roy doit estre grant aumosnier, ne ne doit mie haïr ne aborrer les povres creatures de Dieu. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Loin d&rsquo;être spécialiste en la matière, j&rsquo;y ai découvert avec étonnement des conseils très mesurés au sujet de l&rsquo;administration des biens publics et également une rectitude morale fortement influencée par la religion. L&rsquo;importance de la Trinité dans la pensée politique m&rsquo;a interpellé tout autant que le conseil formulé à l’adresse du roi de lire l&rsquo;histoire des anciens règnes pour s&rsquo;inspirer des bons dans l&rsquo;art de gouverner.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Item que un roy de France doit souvent lire les croniques de roys de France trespasséz et soy confermer en gouvernement de ceulx qui ont mieulx gouverné. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Pointilleux dans la gestion des finances, ces articles insistent également sur une certaine notion de justice dans l&rsquo;octroi des faveurs royales à accorder à l&rsquo;issue d&rsquo;une réflexion approfondie. Les mauvaises influences des valets, des conseillers ou des femmes y sont dénoncées et la vertu est célébrée comme étant cardinale dans la conduite du royaume. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Item, que un roy ne se doit mie conseiller par varlés et par gens de nulle prudence, et ne leur doit demander conseil ne advis des haultes choses que il a affaire ne en tenir parole devant eulx. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Un bon roi est, d&rsquo;abord et avant tout, un homme, ne cessent de nous répéter ces articles. Comme chaque homme, selon la religion catholique, est frère d&rsquo;Adam et Ève, il convient au roi de se comporter avec le peuple comme il voudrait que l&rsquo;on se comporte à son endroit. Loin d&rsquo;être machiavéliques ou cyniques, ces conseils sont plutôt fondés sur le bon emploi de la raison et prônent une certaine conception de l&rsquo;équité dans cette époque où le système social était très hiérarchisé.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Item, doit un roy vivre sobrement et peu menger et peu boire et peu seoir, pour en estre plus sain, et en seure compagnie prandre de l&rsquo;air aus champs, tant de pié que de cheval, et soy exerciter en la discipline des armes sans grever son corps. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Difficile d&rsquo;accès, mais comportant un glossaire aux renseignements indispensables, ce livre écrit au début du 15<sup>ème</sup> siècle mérite une lecture attentive qui révèle dès lors tout l&rsquo;éclat de sa modernité. Avant Machiavel et ses héritiers, ce livre se fait l&rsquo;écho d&rsquo;une philosophie politique articulée sur le message de Dieu qui loue la connaissance et la vertu comme guides spirituels dans l&rsquo;exercice du pouvoir, différant sensiblement de l&rsquo;art politique qui éclora à la Renaissance. A sa lecture, certains de nos politiciens actuels pourraient y trouver de quoi penser : gageons qu&rsquo;ils sauront se plonger, comme nous, avec plaisir dans les méandres de la pensée de cet <i>Advis à Isabeau de Bavière pour le gouvernement de la maison du roy et du royaume de France</i> !</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Item, et pour ce il est expedient a un roy de savoir des sciences, car par ce il cognoistra qui le conseillera bien ou non et en sera mieulx le royaume gouverné. »</i></span></p>
<p><i>Advis à Isabeau de Bavière pour le gouvernement de la maison du roy et du royaume de France, Éditions Ressouvenances, 14 euros</i></p>
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		<title>Au pays du fragment levant</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/au-pays-du-fragment-levant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Feb 2016 10:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[fragments]]></category>
		<category><![CDATA[Guide des mœurs]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« EXPRESSIONS En latin, on dit que l&#8217;erreur est humaine; en japonais, que les singes eux-mêmes parfois tombent des arbres. On dit aussi que les petits des grenouilles sont des grenouilles (tel père tel fils) et qu&#8217;on ne fait pas de bonne flûte avec un bambou vert.(c&#8217;est dans les vieux pots&#8230;) »&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i>« EXPRESSIONS</i></p>
<p><i>En latin, on dit que l&rsquo;erreur est humaine; en japonais, que les singes eux-mêmes parfois tombent des arbres. On dit aussi que les petits des grenouilles sont des grenouilles (tel père tel fils) et qu&rsquo;on ne fait pas de bonne flûte avec un bambou vert.(c&rsquo;est dans les vieux pots&#8230;) »</i></p>
<p>Si vous prévoyez de partir au Japon dans quelques jours ou quelques mois, outre le classique guide de voyage, munissez vous également du recueil <i>Au Japon ceux qui s&rsquo;aiment ne disent pas je t&rsquo;aime, </i>véritable guide des mœurs japonaises. Drôle et instructif, ce livre d&rsquo;Elena Janvier, pseudonyme emprunté par un trio de jeunes françaises ayant vécu au Japon, permet de découvrir de façon ludique les différences culturelles importantes qui existent entre la France et le pays du soleil levant.</p>
<p><i>« MAGASINS</i></p>
<p><i>Horaires</i></p>
<p><i>En France, les magasins sont ouverts ou fermés. Au Japon, ils ne sont jamais fermés : quand ils ne sont pas ouverts, ils sont « en préparatifs ». »</i></p>
<p>D&rsquo;anecdotes sur la langue en passant par des informations insolites, cet ouvrage rédigé en forme d&rsquo;abécédaire aborde avec humour les singularités de la culture japonaise. On y apprend qu&rsquo;à la différence de l&rsquo;Occident, l&rsquo;érotisme n&rsquo;est pas dans le décolleté de gorge mais de nuque, que les cartes de visite se tendent à deux mains ou encore que l&rsquo;on paie au sortir du bus et non en y entrant.</p>
<p><i>« SIGNES</i></p>
<p><i>Cadeaux</i></p>
<p><i>Nous apportons volontiers des fleurs aux personnes malades ou hospitalisées. Les Japonais offrent des fruits, un beau melon par exemple. »</i></p>
<p>Fourmillant d&rsquo;informations toutes plus insolites les unes que les autres, certaines graves, d&rsquo;autres plus légères, ce livre est à mettre dans toutes les mains car y est abordé avec une grande intelligence le thème du relativisme culturel. En mettant en parallèle la France et la Japon, Elena Janvier prône les vertus de la différence tout en respectant les valeurs intrinsèques à chaque culture.</p>
<p><i>« WISIGOTHS</i></p>
<p><i>Il y a une façon d&rsquo;éplucher les mikan (mandarines) d&rsquo;une seule pièce en reconstituant parfaitement la forme du fruit avec l&rsquo;écorce. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la seule façon. Quand on a vu faire un Japonais, on se sent tout simplement barbare. »</i></p>
<p>Je conseille donc à tous voyageurs pour le Japon de lire ce court recueil pendant le long trajet en avion : il vous fera désirer encore plus l&rsquo;atterrissage tout en vous instruisant sur les mœurs de ce pays aux charmes multiples que vous allez rencontrer. En dehors de cet usage pragmatique, ce livre est surtout un plaidoyer, hérité de Montaigne et composé avec beaucoup de goût, en faveur des différences culturelles qui enrichissent de nouveaux horizons l&rsquo;esprit et l&rsquo;âme de l&rsquo;homme en l&rsquo;incitant à s&rsquo;ouvrir au respect et à la tolérance.</p>
<p><i>« BAISERS</i></p>
<p><i>Les amoureux</i></p>
<p><i>S&#8217;embrasser sur les bancs publics ici est un délit (incitation à la débauche). En France, c&rsquo;est juste une chanson. »</i></p>
<p><i>Au Japon ceux qui s&rsquo;aiment ne disent pas je t&rsquo;aime, Éditions Arlea, 136 p. 7 euros</i></p>
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		<title>Pour un stoïcisme complexe !</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/pour-un-stoicisme-complexe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 10:03:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Epictète]]></category>
		<category><![CDATA[fragments]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La vie en prise avec le sort ressemble à un fleuve en crue. Et en effet, elle est troublée, boueuse, impraticable, violente, tumultueuse et passagère. » Si vous êtes las de voir le stoïcisme réduit à son plus simple appareil, c&#8217;est à dire la distinction entre ce qui dépend de nous&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« La vie en prise avec le sort ressemble à un fleuve en crue. Et en effet, elle est troublée, boueuse, impraticable, violente, tumultueuse et passagère. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Si vous êtes las de voir le stoïcisme réduit à son plus simple appareil, c&rsquo;est à dire la distinction entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous, les <i>Sentences et fragments</i> d’Épictète vous séduiront car ils s&rsquo;attachent à rendre vivante cette doctrine souvent qualifiée de sèche voire rugueuse.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« La vérité vainc par elle-même. L&rsquo;opinion le fait au moyen de choses étrangères. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Publié aux Éditions Manucius, ce recueil a pour immense qualité de faire découvrir au lecteur un autre versant de l’œuvre d’Épictète, souvent connu pour son <i>Manuel</i> ou ses <i>Entretiens</i>. Brillamment présentés, annotés et traduits par Olivier D&rsquo;jeranian, ces fragments éclairent la pensée stoïque d&rsquo;une lumière nouvelle : celle de l&rsquo;engagement public couplé à une vie intérieure sereine, celle d&rsquo;une pensée perpétuellement tendue vers l&rsquo;action.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Ce qui revient à la cité, contribues-y par avance ; et l&rsquo;on ne te demandera jamais ce qui ne lui revient pas. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Le stoïcisme, faisant écho en cela au Nouveau réalisme contemporain, se fonde sur le constat de la neutralité et l&rsquo;inaltérabilité de ce qui est extérieur à nous. Ni les événements, ni les objets n&rsquo;ont de significations a priori : leurs valeurs morales intrinsèques ne sont définies que par le jugement que nous formulons à leurs endroits. Or, cette faculté de juger, Épictète insiste sur ce point, ne dépend que de notre volonté de choisir et donc de notre libre arbitre. En somme, tout homme, en tant qu&rsquo;il lui appartient de choisir son jugement, est libre d&rsquo;être heureux s&rsquo;il tend vers le bien.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Liberté et servitude – la première portant le nom de vertu, la seconde celui du vice -, sont toutes deux des œuvres de la faculté de choisir. Quant aux choses avec lesquelles cette dernière n&rsquo;a rien de commun, aucune ne l&rsquo;effleure : le sort est habituellement un tyran pour le corps, tandis que les choses qui concernent le corps n&rsquo;ont rien en commun avec la faculté de choisir. Car seul n&rsquo;est pas esclave, qui est libre dans ses choix. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Loin d&rsquo;être la doctrine ascétique que l&rsquo;on conçoit couramment, la pensée stoïque fait grand cas de l&rsquo;amitié et de son importance dans le bonheur de l&rsquo;être humain, du mépris des richesses matérielles au profit d&rsquo;une richesse intérieure intarissable, ou encore de l&rsquo;éloge de la tempérance ou de la prudence dans la conduite de la vie.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Au lieu d&rsquo;un troupeau de bœufs, essaye de rassembler dans ta maison un troupeau d&rsquo;amis. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Si l&rsquo;homme, dans son individualité, parvient à être heureux dans la pensée, en accord avec le cosmos, alors il pourra s&rsquo;engager dans la cité non pour la faire fructifier matériellement mais pour l&rsquo;éveiller à la philosophie. Pour Épictète, et notre époque devrait écouter plus largement sa voix, le bonheur se fait grâce et par la pensée et chaque citoyen, s&rsquo;il pensait avec quelque méthode, serait plus heureux que le plus riche des rois.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Toi, tu rendras à la cité les plus grands services, non en élevant les toits [des maisons], mais en augmentant les âmes [des citoyens]. Car il est meilleur que de grandes âmes habitent de petites maisons, plutôt que des esclaves misérables se tapissent dans de grandes. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">C&rsquo;est donc une philosophie généreuse empreinte d&rsquo;humanisme que nous lègue Épictète et l&rsquo;ascèse stoïque, loin d&rsquo;être un exercice spirituel contraignant, ne serait, en fait, que le courage de supporter humblement et dignement les infortunes de la vie. <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">À</span> tous les contempteurs de cette philosophie jugée sévère, lisez et relisez ces aphorismes et fragments d’Épictète qui vous feront entrevoir toutes les complexités d&rsquo;une philosophie sans cesse à repenser pour lui donner âme.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Si l&rsquo;on te propose d&rsquo;orner la cité avec des offrandes, offre-toi d&rsquo;abord à toi-même la plus belle de toutes, je veux dire, celle de la mansuétude, de la justice et de la bienfaisance. »</i></span></p>
<p><i>Sentences et fragments, Épictète, Éditions Manucius, 10 euros</i></p>
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