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	<title>Journal posthume Archives - Aphorismundi</title>
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		<title>Georg Simmel, philosophe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Dec 2015 07:05:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« De par mon existence, je ne suis rien qu&#8217;une place vide, un contour découpé dans l&#8217;être en général. Mais cela me donne aussi le devoir et la mission de remplir cette place vide. Voilà ma vie. » Et cette vie, Georg Simmel l&#8217;a menée humblement dans la pensée en apportant son&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« De par mon existence, je ne suis rien qu&rsquo;une place vide, un contour découpé dans l&rsquo;être en général. Mais cela me donne aussi le devoir et la mission de remplir cette place vide. Voilà ma vie. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Et cette vie, Georg Simmel l&rsquo;a menée humblement dans la pensée en apportant son concours discret mais capital à l&rsquo;élaboration de la sociologie contemporaine. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Formé à la philosophie et à l&rsquo;histoire, et après l&rsquo;obtention d&rsquo;un doctorat sur Kant, il devient « privatdozent » (enseignant qui n&rsquo;a pas encore reçu de chaire d&rsquo;enseignement ou de recherche) à l&rsquo;université de Berlin de 1881 à 1901. Malgré le soutien de Max Weber, il ne sera jamais reconnu par la hiérarchie universitaire de son époque et ne sera nommé professeur à l&rsquo;université de Strasbourg qu&rsquo;en 1914, soit 4 ans avant sa mort. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ce désintérêt de ses pairs peut s&rsquo;expliquer, en partie, par l&rsquo;objet, assez « inactuel » de ses recherches qui se concentrait sur l&rsquo;action réciproque des individus les uns sur les autres dans la société, les liens qui les unissent, posant ainsi les bases d&rsquo;une sociologie dynamique de l&rsquo;action. Privilégiant des approches transdisciplinaires, il publie des ouvrages comme <i>Philosophie de l&rsquo;argent</i> en 1900, <i>Sociologie</i> en 1908 ou encore <i>Philosophie du paysage</i> en 1913.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Parallèlement à la constitution d&rsquo;une œuvre sociologique considérable, Simmel se fait, dans son <i>Journal</i>, le chantre de l&rsquo;écriture fragmentaire qui est porteuse, selon lui, dans sa forme même, d&rsquo;une authentique vérité métaphysique sur la condition de l&rsquo;homme et de l&rsquo;être, en général.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Seule la totalité du monde et de la vie, telle que nous pouvons la connaître, la vivre, telle qu&rsquo;elle nous est donnée, est un fragment. Mais le fragment isolé, fait de destin et d&rsquo;actes, est souvent clos sur lui-même, une chose harmonieuse et lisse. Seule la totalité est un morceau, le morceau peut être un tout. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Dans ce petit ouvrage posthume, tout est brillant ! Chaque mot est pensé, pesé avec soin, avec un amour tel qu&rsquo;il rejaillit avec éclat sur l&rsquo;âme du lecteur. C&rsquo;est une lecture s&rsquo;avérant difficile qui élève l&rsquo;âme, qui éclaire ce qui semble obscur, qui fait déborder l&rsquo;être en nous. A chaque pensée, le sceau de l&rsquo;intelligence et de la finesse :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Vouloir faire de la vie une œuvre d&rsquo;art : non-sens. La vie a ses propres normes, des exigences idéales qui ne sont réalisables que sur et dans la forme de la vie, et ne peuvent être empruntées à l&rsquo;art, qui en revanche a les siennes. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Le romantisme (au sens supra-historique) : le désir du tout, de l&rsquo;infini et comme seul moyen de réaliser cela, la vie purement subjective. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Avec ce <i>Journal posthume</i>, le génie philosophique de Simmel rayonne de toute sa puissance et ces fragments métaphysiques apparaissent comme un legs spirituel capital pour la pensée contemporaine. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« On peut élever l&rsquo;être humain jusqu&rsquo;à l&rsquo;idée, mais on ne peut pas abaisser l&rsquo;idée jusqu&rsquo;à l&rsquo;homme. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Adressons enfin de vifs remerciements aux Éditions Circé qui nous permettent de découvrir cette œuvre géniale bien que peu connue et concluons par le début, pour faire honneur à l&rsquo;image de la roue que Simmel honore dans l&rsquo;un de ses fragments :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Je sais que je mourrai sans héritiers spirituels (et c&rsquo;est bien ainsi). Mon héritage est semblable à une somme d&rsquo;argent que l&rsquo;on partage entre un grand nombre d&rsquo;héritiers ; chacun transforme sa part en un bien quelconque, qui correspond à sa nature à lui : un bien dont on ne reconnaît pas qu&rsquo;il provient de cet héritage-là. »</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><i>Journal posthume, Georg Simmel, Éditions Circé, 11 euros</i></p>
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