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	<title>Kafka Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>Kafka : métaphysique de l&#8217;aphorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2015 05:26:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Kafka]]></category>
		<category><![CDATA[Zürau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Le vrai chemin passe par une corde qui n&#8217;est pas tendue en hauteur mais au ras du sol. Elle semble être là davantage pour faire trébucher que pour porter le pied. » Tels seront les aphorismes de Franz Kafka, tout au long du recueil, hermétiques, semblant tendre un piège à la&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Le vrai chemin passe par une corde qui n&rsquo;est pas tendue en hauteur mais au ras du sol. Elle semble être là davantage pour faire trébucher que pour porter le pied. »</em></p>
<p>Tels seront les aphorismes de Franz Kafka, tout au long du recueil, hermétiques, semblant tendre un piège à la raison du lecteur&#8230; Solitaires sur la page, comme le souhaitait l&rsquo;auteur, ils apparaissent, trônant au milieu du vide, du rien, sans lien les uns avec les autres, tantôt descriptifs, tantôt péremptoires, semblables à des précipités d&rsquo;angoisses et de pensées.</p>
<p>En plein combat avec son démon, Kafka s&rsquo;interroge sur la notion du bien et du mal en accordant une grande place, dans sa mythologie personnelle, à la question du paradis et du péché :</p>
<p><em>« Quand on a accueilli le mal une première fois, il n&rsquo;exige plus que l&rsquo;on croie en lui. »</em></p>
<p><em>« Nous avons été créés pour vivre dans le paradis, le paradis était destiné à nous servir. Notre destinée a été modifiée ; que la destinée du paradis l&rsquo;ait été également, ce n&rsquo;est pas dit. »</em></p>
<p>Se déroule alors le ruban de Moebius des pensées ayant pour objet l&rsquo;homme et sa place dans le monde qui alterne sans cesse entre liberté et enfermement.</p>
<p><em>« Une cage s&rsquo;en fut chercher un oiseau. »</em></p>
<p><em>« L&rsquo;esprit n&rsquo;est pas libre tant qu&rsquo;il n&rsquo;a pas lâché prise. »</em></p>
<p>Une image sombre de l&rsquo;être humain émerge de ces aphorismes crus et énigmatiques. Une seule porte reste ouverte pour le bonheur grâce à la croyance en un dieu personnel, que Kafka désigne comme l&rsquo;indestructible en soi.</p>
<p><em>« Théoriquement, il y a une possibilité de bonheur parfaite : croire en l&rsquo;indestructible en soi et ne pas chercher à l&rsquo;atteindre. »</em></p>
<p>Complexes, les textes de Kafka résistent à la compréhension immédiate du lecteur, exigent une lecture et une relecture attentive pour essayer d&rsquo;en tirer un quelconque suc existentiel. Il est nécessaire de se laisser irriguer, en silence, par la prose de l&rsquo;auteur et être disposé à écouter le ressac lointain que créent ces phrases au caractère oraculaire.</p>
<p>Composés à Zürau, à une période où Kafka se savait heureux, ces aphorismes traduisent la volonté de l&rsquo;auteur de réduire son savoir et son expérience à l&rsquo;essentiel et de s&rsquo;interroger, frontalement, sans artifices, sur les doutes qui le taraudaient.</p>
<p>Pour s&rsquo;approcher au plus près du monde, Kafka donnait un conseil, celui qui clôt ce recueil :</p>
<p><em>« Il n&rsquo;est pas nécessaire que tu sortes de chez toi. Reste assis à ta table de travail et écoute. N&rsquo;écoute même pas, attends seulement. N&rsquo;attends même pas, sois tout à fait silencieux et seul. Le monde va s&rsquo;offrir à toi et jeter son masque, il ne peut pas faire autrement, il se tordra d&rsquo;extase devant toi. »</em></p>
<p><em>Les aphorismes de Zürau, Franz Kafka, Arcades Gallimard, 143 p., 10 euros</em></p>
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