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	<title>L&#039;Escarbille Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>Un recueil d&#8217;atmosphère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2017 12:16:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Dubois]]></category>
		<category><![CDATA[L'Escarbille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Être de la buée sur une vitre, une goutte d&#8217;eau qui s&#8217;étire à la barre de la rambarde d&#8217;une fenêtre. » L’éphémère fragilité de la vie et du monde, voilà ce qui semble traverser et travailler tout le recueil de fragments Il y a toujours un chien qui court sur une&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« Être de la buée sur une vitre, une goutte d&rsquo;eau qui s&rsquo;étire à la barre de la rambarde d&rsquo;une fenêtre. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">L’éphémère fragilité de la vie et du monde, voilà ce qui semble traverser et travailler tout le recueil de fragments<i> Il y a toujours un chien qui court sur une plage </i>de Jean-François Dubois,<i> </i>publié aux éditions L&rsquo;escarbille. Extraites de ses <i>Carnets</i>, ses notations – et c&rsquo;est là leur force – parviennent à plonger le lecteur dans une atmosphère floue, vaporeuse, où la sérénité côtoie l&rsquo;inquiétude sur une tonalité mineure. Au fur et à mesure que s&rsquo;égrènent ces fragments, ce livre nous installe dans une ambiance ouatée, où toute parole de l&rsquo;auteur ne semble être qu&rsquo;un écho du lointain.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Aller jusqu&rsquo;à l&rsquo;autre bout de la terre pour retrouver le papillon dont le frémissement d&rsquo;une aile a provoqué le séisme. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Nimbé de charmes et de mystères, cet opus très court est à n&rsquo;en pas douter l’œuvre d&rsquo;un contemplatif désabusé qui hait la vie autant qu&rsquo;il l&rsquo;aime. Se définissant lui-même comme un <i>« pessimiste béat », </i>Dubois semble vouloir nous livrer une image douce-amère de l&rsquo;humanité. Si certains fragments sont âpres, cernés par l&rsquo;omniprésence de la mort, d&rsquo;autres se font plus légers, en particulier dans les nombreuses descriptions de couples qui recèlent une forme d&rsquo;espoir. Fantasmés ou réels, ces souvenirs nous entraînent dans le monde intérieur, vaste et silencieux, d&rsquo;un homme qui semble être à un seuil de sa vie.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Une jeune femme toute nue était accoudée au balcon. De l&rsquo;intérieur, une vieille femme de la campagne en bas et vêtements noirs, appuyée sur une canne, la regardait à travers le panneau vitré. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Dans ce recueil, Jean-François Dubois paraît composer ses fragments de manière quasi picturale et selon une technique proche de l&rsquo;impressionnisme. En effet, ses descriptions de paysages ruraux, ses marines, ses portraits de villageois portent tous une attention aiguë aux couleurs et aux jeux de lumière. La solitude aussi et le zoom sur une scène précise, sur un personnage à un moment donné renforcent cette impression d&rsquo;une écriture qui flirte sensuellement avec la peinture et même la photographie. Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas un hasard si l&rsquo;une des épigraphes du livre est signée Raymond Depardon, auquel on pense souvent au cours de cette lecture.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« La vibration de tâches de couleur dans l&rsquo;air surchauffé : comme si ce bouquet de fleurs blanches dans un buisson tout en bas du pré lançait des éclairs, scintillait au soleil. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Avec le très beau <i>Salut à ceux qui vivent !</i> de Jacques Poulain auquel nous avions déjà consacré <a href="https://aphorismundi.com/actualite/merci-jacques-poulain/" target="_blank" rel="noopener">un article</a>, la maison d&rsquo;édition L&rsquo;escarbille poursuit son travail d&rsquo;orfèvre en publiant ces extraits de carnets de Jean-François Dubois. Le lecteur séduit ne peut que se laisser flotter dans cet univers si particulier où derrière la faux de la mort, se cache le visage radieux de la vie. Car bien plus qu&rsquo;à un recueil de pensées traditionnel, c&rsquo;est à un livre d&rsquo;atmosphère dans lequel nous sommes invités à pénétrer, pour notre plus grand et rêveur plaisir.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Tout cela ne saurait intéresser – pour ne pas parler d&rsquo;attendrir – personne. Individualisme petit bourgeois et autocomplaisance. Trop particulier et anodin, trop dérisoire au regard du mal qui étouffe le monde. Et pourtant on continue, en se persuadant que les misères personnelles constituent une image infime, infiniment démultipliée, du marasme, du désastre général. Et puis, il y a les trouées de lumière, les clairières, les choses éblouissantes. »</i></span></p>
<p><i>Jean-François Dubois, Il y a toujours un chien qui court sur une plage, L&rsquo;escarbille, 13 euros</i></p>
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		<title>Merci, Jacques Poulain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2016 13:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Poulain]]></category>
		<category><![CDATA[L'Escarbille]]></category>
		<category><![CDATA[Salut à ceux qui vivent!]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Qu’importent ces moments nuls. N’oublie pas que l’on taille le diamant avec sa propre poussière. » Merci. Merci, a-t-on simplement envie de dire, ému, en fermant le recueil Salut à ceux qui vivent ! de Jacques Poulain publié aux éditions L’escarbille. Merci pour l’intelligence, la sensibilité, la grossièreté, l’humour, la poésie, la fantaisie,&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Qu’importent ces moments nuls. N’oublie pas que l’on taille le diamant avec sa propre poussière. »</em></p>
<p>Merci. Merci, a-t-on simplement envie de dire, ému, en fermant le recueil<em> Salut à ceux qui vivent !</em> de Jacques Poulain publié aux éditions L’escarbille. Merci pour l’intelligence, la sensibilité, la grossièreté, l’humour, la poésie, la fantaisie, tous ces mots qui se dégagent avec grâce et esprit de la plume de cet écrivain trop peu connu.</p>
<p><em>«  Je ne suis absolument pas de ce présent. Je me conjugue au futur antérieur. »</em></p>
<p>Quelle belle découverte que ce livre dense et foisonnant à tous points de vue ! Tout l’art de Jacques Poulain se situe, en effet, dans une synthèse particulièrement subtile et réussie des différents courants qui ont traversé l’aphorisme au cours de ces derniers siècles. Grand lecteur, fin penseur, Poulain semble avoir aspiré du bout de sa plume aussi bien la tradition de la maxime du 17eme siècle que celle de l’aphorisme poétique du 20eme.</p>
<p><em>« (Incommunicabilité ?)</em></p>
<p><em>Comme si chaque porte était remplacée par un miroir. »</em></p>
<p><em>« Chaque moment dit : c’est le moment. »</em></p>
<p>Outre l’équilibre trouvé dans la forme, les pensées que développe Poulain sont frappées d’une sorte d’idéalisme nostalgique et contemplatif. Certaines idées exprimées sont délicieusement et corrosivement inactuelles, d’autres sont plus délicates et comme nimbées d’éternité. Par ailleurs, les citations intégrées au texte à la façon des <em>Essais</em> de Montaigne sonnent toujours juste et enrichissent la pensée de l’auteur d’un hommage appuyé à certains écrivains.</p>
<p><em>« Lettres d’Herzen à Bakounine (1869)</em></p>
<p><em>Il faut ouvrir les yeux des hommes, non les arracher.»</em></p>
<p><em>« Ce n’est pas tant mon bateau qui sombre qui me rend triste, que le continent que je n’ai pas découvert. »</em></p>
<p>Pour finir, remercions et saluons également l’excellent travail de la maison d’édition L’escarbille qui a sélectionné avec soin les aphorismes composant ce recueil, lui procurant ainsi une véritable force et cohérence poétiques. La composition choisie, toujours équilibrée, toujours à l’écoute de la langue du poète, a su souligner l’éclat d’un style sensible et rationnel à la fois.</p>
<p><em>« Parmi les compagnons d’Ulysse qui furent transformés en porcs, deux refusèrent de redevenir humains. Je peux les comprendre. »</em></p>
<p>Jacques Poulain <em>« a laissé un grand nombre de carnets personnels »</em>, nous indique la quatrième de couverture. Que j’aimerais avoir la chance de les lire ! Que j’aimerais les voir édités ! Qui d’autre qu’un poète peut écrire : <em>« La mer au loin brillait comme une hache. »</em> ? Beau et simple, classique et moderne, l’écriture de Poulain a ce pouvoir magique de réconcilier les oxymores pour nous livrer une vision drôle et onirique du réel.</p>
<p><em>« La vie ne bute pas sur la mort, la vie bute sur la vie. »</em></p>
<p><em>Salut à ceux qui vivent, Jacques Poulain, L’Escarbille, 13 euros</em></p>
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