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	<title>Maximes Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>La maxime selon Roland Barthes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2016 19:13:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[La Rochefoucauld]]></category>
		<category><![CDATA[Maximes]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Barthes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La maxime est une voie infinie de déception. » Voici l&#8217;une des conclusions que tire Roland Barthes de son analyse des Maximes de La Rochefoucauld dans le volume publié chez Points qui rassemble Le degré zéro de l&#8217;écriture et les Nouveaux essais critiques. Préfaçant une édition de l’œuvre du moraliste parue&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« La maxime est une voie infinie de déception. »</em></p>
<p>Voici l&rsquo;une des conclusions que tire Roland Barthes de son analyse des<em> Maximes</em> de La Rochefoucauld dans le volume publié chez Points qui rassemble <em>Le degré zéro de l&rsquo;écriture</em> et les <em>Nouveaux essais critiques</em>. Préfaçant une édition de l’œuvre du moraliste parue en 1961, les quelques pages que le sémiologue consacre à l&rsquo;étude de l&rsquo;écriture lapidaire sont d&rsquo;une richesse et d&rsquo;un foisonnement incroyables !</p>
<p><em>« La maxime est une proposition coupée du discours. »</em></p>
<p>Après avoir distingué la maxime de la réflexion qui appartient, selon lui, plus à l&rsquo;ordre discursif que sententiel, Barthes se penche plus avant sur l&rsquo;analyse même de la structure de la phrase. Close sur elle-même, <em>« armée parce qu&rsquo;elle est fermée »</em>, la maxime fait s&rsquo;opposer, au sein d&rsquo;une phrase devenue spectacle, des essences, <em>« des blocs internes »</em> qui s&rsquo;affrontent à des fins définitionnelles.</p>
<p><em>« Toute la structure de la maxime est visible, dans la mesure même où elle est erratique. »</em></p>
<p>De cette confrontation entre des substances pleines et éternelles comme l&rsquo;amour, la passion ou l&rsquo;orgueil, naît une métrique propre à la maxime qui répond souvent, dans l’œuvre de La Rochefoucauld, à un rythme binaire ou quaternaire. L&rsquo;exemple cité par Barthes est en cela très éclairant et peut être quasiment considéré comme l&rsquo;archétype de la maxime dans ce recueil :</p>
<p><em>« L&rsquo;élévation est au mérite ce que la parure est aux belles personnes. »</em></p>
<p>Il distingue, par la suite, trois types de relations qui s&rsquo;établissent le plus fréquemment entre les termes d&rsquo;une maxime: la comparaison, l&rsquo;identité et l&rsquo;identité réceptive. Cette dernière notion, la plus caractéristique de la maxime selon Barthes, se rencontre dans l&rsquo;usage de la <em>« copule restrictive : n&rsquo;est que »</em>. Au delà de son aspect structurel, l&#8217;emploi récurent cette expression correspond également à l&rsquo;entreprise de démystification engagée par l&rsquo;auteur. Sous le masque des fausses vertus, se cachent les noires passions et La Rochefoucauld n&rsquo;a de cesse de nous les montrer tout au long de son recueil.</p>
<p><em>« Ces masques occupent toute la scène ; on s&rsquo;épuise à les percer sans cependant jamais les quitter tout à fait : les Maximes sont à la longue comme un cauchemar de vérité. »</em></p>
<p>Le sémiologue poursuit, par ailleurs, son analyse avec une étude de la pointe des <em>Maximes</em> qui s&rsquo;appuie essentiellement sur deux procédés distincts : l&rsquo;alternance et la répétition. Cette forme complexe de la maxime a pour but de dévoiler chez le moraliste les effets de l&rsquo;amour-propre sur la psyché humaine. Quelle vertu ne se nourrit pas de vice et inversement ?</p>
<p><em>« Le résultat paradoxal de cette dialectique, le voici : c&rsquo;est finalement le désordre réel de l&rsquo;homme (désordre des passions, des événements, des humeurs), qui donne à cet homme son unité. »</em></p>
<p>Roland Barthes finit sa préface en soulignant le rôle contestataire et contradictoire de l&rsquo;écrivain de maximes qui, dans sa pratique aristocratique, critique le milieu même qui a permis l&rsquo;éclosion de l&rsquo;art qu&rsquo;il exerce. En dernier lieu, il clôt son analyse par les affinités qu&rsquo;entretient la maxime avec les notions de jeu et de mort.</p>
<p><em>« On sait que les Maximes de La Rochefoucauld sont effectivement nées des jeux de salons (portraits, devinettes, sentences) ; et cette rencontre du tragique et du mondain, l&rsquo;un frôlant l&rsquo;autre, ce n&rsquo;est pas la moindre des vérités que nous proposent les Maximes. »</em></p>
<p>Cette analyse dense, riche, éclairante sur de nombreux points, ne recèle, à mon avis, qu&rsquo;une seule ombre exposée au tout début du texte. Barthes détaille les deux façons de lire un recueil d&rsquo;aphorismes : la première de manière discontinue qui provoquerait l&rsquo;appropriation de la maxime de la part du lecteur et la deuxième de manière continue qui ferait que <em>« le livre me concerne à peine »</em> tant <em>« les Maximes de La Rochefoucauld disent à tel point les mêmes choses. »</em></p>
<p><em>« Il faut choisir de lire les maximes par choix ou de suite, et l&rsquo;effet en sera opposé, ici éclatant, là étouffant. »</em></p>
<p>Barthes semble mettre de côté – et cela est surprenant ! &#8211; l&rsquo;architecture même du recueil d&rsquo;aphorismes qui repose sur des jeux d&rsquo;échos, de correspondances et de contradictions. C&rsquo;est particulièrement le cas dans l’œuvre de La Rochefoucauld dont une lecture suivie permet de mettre en relief la dimension inchoative de la réflexion menée par l&rsquo;auteur. Le moraliste tâtonne, propose, définit, se ravise, corrige, apporte ici une subtilité, là un démenti et une lecture continue, loin de nous enfermer <em>« dans un discours sans fin, sans ordre, à la façon d&rsquo;un monologue obsédé »</em>, nous ouvre au contraire sur le caractère fluctuant et incertain de la pensée de l&rsquo;homme, caractère que Barthes ne manque, par ailleurs, pas de souligner plus loin dans son analyse.</p>
<p><em>« L&rsquo;homme n&rsquo;est plus qu&rsquo;un squelette de passions, et ce squelette lui-même n&rsquo;est peut-être que le fantasme d&rsquo;un rien : l&rsquo;homme n&rsquo;est pas sûr. »</em></p>
<p>Outre cette étonnante position de Barthes négligeant la macrostructure du recueil au profit de la microstructure de la maxime, l&rsquo;analyse qu&rsquo;il propose du recueil de La Rochefoucauld, <a href="https://aphorismundi.com/classique/le-miroir-aux-alouettes-de-lame/" target="_blank" rel="noopener">que nous avions déjà eu l&rsquo;occasion de présenter dans un précédent article</a>, est d&rsquo;une acuité rare et même jouissive à certains endroits. L&rsquo;alchimie provoquée par l&rsquo;amour-propre ou encore la notion de pesée divine dans la pratique de la maxime font de ce texte court une mine inépuisable d’éléments permettant d’appréhender cette forme dans toute son ambiguïté. Je ne peux donc que vous conseiller la lecture de ces quelques pages qui fournissent des précieuses clés d&rsquo;analyse dans la compréhension de ce qui fonde encore aujourd&rsquo;hui la singularité du genre aphoristique.</p>
<p><em>« Pour La Rochefoucauld, la définition, si noire soit-elle, a certainement une fonction rassérénante ; montrer que l&rsquo;ordre moral n&rsquo;est que le masque d&rsquo;un désordre contingent est en définitive plus rassurant que d&rsquo;en rester à un ordre apparent mais singulier. »</em></p>
<p><em>Le degré zéro de l&rsquo;écriture suivi de Nouveaux essais critiques, Roland Barthes, Points, 192 p., 7,50 euros</em></p>
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		<title>L&#8217;aphorisme arabe à l&#8217;honneur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Dec 2015 07:07:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Maximes]]></category>
		<category><![CDATA[Sentences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Prophète a dit : « La perte de ma communauté viendra de l&#8217;abandon du savoir et de la soif de l&#8217;argent. » Cet hadîth (ou « dit » du Prophète), toujours aussi moderne au 21ème siècle, fait partie de la grande tradition aphoristique arabe. En effet, comme l&#8217;explique avec brio Jean-Jacques Schmidt, dans sa&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Prophète a dit : « La perte de ma communauté viendra de l&rsquo;abandon du savoir et de la soif de l&rsquo;argent. »</em></p>
<p>Cet hadîth (ou « dit » du Prophète), toujours aussi moderne au 21ème siècle, fait partie de la grande tradition aphoristique arabe. En effet, comme l&rsquo;explique avec brio Jean-Jacques Schmidt, dans sa introduction aux <em>Sentences et maximes</em>, bien avant l&rsquo;avènement de l&rsquo;islam, les littérateurs s&rsquo;échangeaient des hikam (ou traits sapientiaux) favorisés par l&rsquo;esprit de concision inhérent à la langue arabe elle-même.</p>
<p><em>« L&rsquo;arme du croyant est la constance dans les épreuves et la gratitude envers Dieu dans la prospérité. »</em></p>
<p>A partir du VIIème siècle de l&rsquo;ère chrétienne, cette somme aphoristique forgée par les Anciens s&rsquo;est vue enrichie des hadîth du Prophète. Des poètes, des sages ou encore des califes comme &lsquo;Ali ibn Abî Tâlib pratiquent au plus haut degré l&rsquo;art de l&rsquo;aphorisme et enrichissent de leurs sentences une tradition orale très forte.</p>
<p>Jean-Jacques Schmidt a décidé de nous en présenter une sélection thématique, déclinée sous forme d&rsquo;abécédaire, et issue de deux anthologies : <em>Nathr al-durr</em> (Perles éparses) d&rsquo;Abû Sa&rsquo;îd ibn al-Hasan al-Âbî (Xème siècle) et <em>Al-Dhakhâ&rsquo;ir wa al-&lsquo;abqariyyât</em> (Trésors et génies littéraires) de &lsquo;Abd al-Rahmân al-Barqûqî.</p>
<p><em>Un poète a dit : « Celui qui ne meurt pas dans la fleur de l&rsquo;âge mourra de vieillesse. La mort tient une coupe à laquelle tout homme, un jour, devra boire. »</em></p>
<p>Ce florilège de maximes que nous propose la maison d&rsquo;édition Actes Sud a pour grande vertu de faire découvrir au lecteur un versant peu connu de la littérature arabe et de lui présenter, dans les notes, les grands noms qui ont forgé ces sentences.</p>
<p><em>« Ce qui est passé de la vie est un songe, ce qui reste à venir est espérance. »</em></p>
<p>Ces aphorismes, dont le but est souvent l&rsquo;édification morale de l&rsquo;homme, recèlent un charme discret qui vient à la fois de leur sublime simplicité et de leur mystérieuse grandeur. La place dévolue à l&rsquo;amitié dans ces <em>Sentences</em> est particulièrement remarquable en tant qu&rsquo;elle intervient même dans la définition de la noblesse :</p>
<p><em>« Al-Muhallab, à qui l&rsquo;on avait demandé ce qu&rsquo;était la noblesse, répondit : « C&rsquo;est qu&rsquo;un homme sorti, seul, de chez lui y revienne entouré d&rsquo;amis. »</em></p>
<p><em>« Le plus infortuné des hommes est celui qui n&rsquo;a pas d&rsquo;ami, et plus à plaindre encore est celui qui, après en avoir trouvé un, n&rsquo;a pas su le garder ! »</em></p>
<p>Ce recueil de sagesses est très précieux dans sa volonté de faire découvrir au lecteur la littérature arabe par le biais de ses énoncés formulaires. Lire, c&rsquo;est comprendre l&rsquo;Autre et la lecture de cet ouvrage permet d&rsquo;approcher au plus près d&rsquo;une culture qui, pour lointaine qu&rsquo;elle puisse paraître parfois, resplendit, maintenant, par la beauté et l&rsquo;éclat de ses perles.</p>
<p><em>Le Prophète a dit : « Une encre dans laquelle trempent les plumes des savants vaut mieux que le sang des martyrs versé pour l&rsquo;amour de Dieu. »</em></p>
<p><em>Sentences et maximes, Sindbad, Actes Sud, 14,90 euros</em></p>
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		<title>Les « mathématiques du cœur »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 10:44:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Francois Dufay]]></category>
		<category><![CDATA[Maximes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Les hommes sont toujours contre la raison quand la raison est contre eux. » Helvétius Qui se souvient encore aujourd&#8217;hui des pensées de cet auteur qui fit scandale en 1758 avec son traité De l&#8217;esprit ? Peu de personnes et c&#8217;est dans le sens d&#8217;une réhabilitation de ces moralistes oubliés que François&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Les hommes sont toujours contre la raison quand la raison est contre eux. » Helvétius</i></p>
<p>Qui se souvient encore aujourd&rsquo;hui des pensées de cet auteur qui fit scandale en 1758 avec son traité <i>De l&rsquo;esprit</i> ? Peu de personnes et c&rsquo;est dans le sens d&rsquo;une réhabilitation de ces moralistes oubliés que François Dufay a réuni les textes de ce recueil <i>Maximes et autres pensées remarquables des moralistes français</i>.</p>
<p>Composé de manière chronologique, ce livre recense les plus grands moralistes de La Rochefoucauld à Cioran et nous donne à comprendre l&rsquo;évolution de ce genre complexe qu&rsquo;est la maxime.</p>
<p><i>« Sur dix personnes qui parlent de nous, neuf en disent du mal, et souvent la seule personne qui en dit du bien le fait mal. » Rivarol</i></p>
<p>Après nous avoir présenté l&rsquo;écrivain par une courte biographie, François Dufay nous propose une sélection d&rsquo;aphorismes qui se veut représentative de la pensée de leurs auteurs.</p>
<p><i>« Si je savais une chose utile à ma nation qui fut ruineuse à une autre, je ne la proposerais pas à mon prince, parce que je suis homme avant d&rsquo;être Français, (ou bien), parce que je suis nécessairement homme, et que je ne suis Français que par hasard. » Montesquieu</i></p>
<p>Des grands noms de la morale comme Pascal, La Bruyère, Vauvenargues ou encore Chamfort côtoient ceux d&rsquo;aphoristes moins connus comme Jean Domat, La Beaumelle ou encore Paul-Jean Toulet.</p>
<p><i>« Il n&rsquo;appartient qu&rsquo;à ceux qui ont de violents penchants pour le vice, de pratiquer de grandes vertus. » La Beaumelle</i></p>
<p><i>« Si tu as peur de la mort, n&rsquo;écoute pas ton cœur battre la nuit. » Paul-Jean Toulet</i></p>
<p>Le lecteur peut ainsi se promener dans ce livre, piochant ici une pensée de Paul Valéry, là un fragment de Joubert pour alimenter sa propre réflexion. La morale n&rsquo;est plus à la mode, c&rsquo;est ce qu&rsquo;affirme François Dufay dans sa très riche et précieuse préface mais cet ouvrage contribue à une rédemption de la morale au détriment de la philosophie ou de la psychologie.</p>
<p>Ce florilège de pensées a pour vertu d&rsquo;initier le lecteur à la forme de la maxime et à lui en faire découvrir les principaux auteurs. Très bien construit et pédagogique, ce livre parvient à nous faire goûter l&rsquo;essence de cette forme courte et sa transformation au fil des siècles.</p>
<p><i>« Bien connaître quelqu&rsquo;un, c&rsquo;est l&rsquo;avoir aimé et haï. » Marcel Jouhandeau</i></p>
<p>«<i> Pourquoi attendre qu&rsquo;ils soient partis ou morts pour pleurer ceux qu&rsquo;on aime ? » Louis Scutenaire</i></p>
<p>Pour rendre hommage au travail et au cœur que François Dufay a mis dans cet excellent ouvrage, lui qui composa également des <i>Maximes, </i>citons ses deux aphoristes préférés :</p>
<p><i>« Il y a une mélancolie qui tient à la grandeur de l&rsquo;esprit. » Chamfort</i></p>
<p><i>« La forme de nos pensées, c&rsquo;est notre morale. » Jacques Chardonne</i></p>
<p><i>Maximes et autres pensées remarquables des moralistes français, François Dufay, CNRS Éditions, 10 euros</i></p>
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		<title>Le miroir aux alouettes de l&#8217;âme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2015 08:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[La Rochefoucauld]]></category>
		<category><![CDATA[Maximes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Les vices entrent dans la composition des vertus comme les poisons entrent dans la composition des remèdes. La prudence les assemble et les tempère, et elle s&#8217;en sert utilement contre les maux de la vie. » Cette maxime est emblématique de l&#8217;écriture et de l&#8217;entreprise poursuivie par La Rochefoucauld dans son&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Les vices entrent dans la composition des vertus comme les poisons entrent dans la composition des remèdes. La prudence les assemble et les tempère, et elle s&rsquo;en sert utilement contre les maux de la vie. »</em></p>
<p>Cette maxime est emblématique de l&rsquo;écriture et de l&rsquo;entreprise poursuivie par La Rochefoucauld dans son œuvre : traquer les faux-semblants de la morale et mettre à nu l&rsquo;homme dans sa vérité la plus sombre.</p>
<p>L&rsquo;art de la maxime, au XVII<sup>ème</sup> siècle, se propage dans les salons littéraires où le trait d&rsquo;esprit se pratique avec élégance. Fréquentant le salon de Madeleine de Sablé, le duc de la Rochefoucauld compose et publie en 1665 ses <em>Maximes</em> qui le feront reconnaître comme un grand homme de lettres.</p>
<p><em>« Toutes nos qualités sont incertaines et douteuses en bien comme en mal, et elles sont presque toutes à la merci des occasions. »</em></p>
<p>Outre son intention de démasquer les fausses vérités du stoïcisme, le moraliste passe au crible les passions de l&rsquo;être humain. Toutes se révèlent flatteuses de notre amour-propre et de notre fatuité : La Rochefoucauld fustige, du fouet de ses maximes, la bien-pensance et la bonté supposée de nos actions.</p>
<p><em>« Il y a dans la jalousie plus d&rsquo;amour-propre que d&rsquo;amour. »</em></p>
<p><em>« Le refus des louanges est un désir d&rsquo;être loué deux fois. »</em></p>
<p>Chaque sentiment, qu&rsquo;il soit bon ou mauvais, est, en réalité, mu par un autre sentiment ou en dissimule un autre dont nous n&rsquo;avons pas forcément conscience et que le moraliste met en lumière par l&rsquo;écriture d&rsquo;une maxime. De même, nos actions sont le fruit de pensées complexes et contradictoires : ainsi, une mauvaise action peut être le fruit de bons sentiments et inversement.</p>
<p>La Rochefoucauld nous présente donc le fonds de l&rsquo;être humain comme incertain, instable, pétris de paradoxes et dessine en creux l&rsquo;idéal de l&rsquo;honnête homme si cher au XVII<sup>ème</sup> siècle.</p>
<p><em>« L&rsquo;homme croit souvent se conduire lorsqu&rsquo;il est conduit ; et pendant que par son esprit, il tend à un but, son cœur l&rsquo;entraîne insensiblement à un autre. »</em></p>
<p>Cette vanité de l&rsquo;homme se pensant acteur et n&rsquo;étant que sujet, La Rochefoucauld la dénonce en analysant, au microscope, toutes nos passions comme la jalousie, l&rsquo;envie, la sincérité ou encore l&rsquo;amour&#8230;</p>
<p>Quelle merveille que ce recueil préfacé avec soin par Jean Lafond et qui évolue avec son lecteur ! A chaque relecture, je suis surpris d&rsquo;y découvrir toujours des trésors aux côtés desquels j&rsquo;étais passé et à mesure que mon expérience grandit, sa lecture en est toujours nouvelle et fraîche.</p>
<p>Là est l&rsquo;apanage d&rsquo;un chef d’œuvre et d&rsquo;un classique, sa matière est, comme l&rsquo;être humain selon La Rochefoucauld, changeante, intemporelle et inépuisable.</p>
<p><em>« Dans toutes les professions chacun affecte une mine et un extérieur pour paraître ce qu&rsquo;il veut qu&rsquo;on le croie. Ainsi on peut dire que le monde n&rsquo;est composé que de mines. »</em></p>
<p><em>Maximes et Réflexions diverses, La Rochefoucauld, Folio Classique, 320 p., 6,40 euros</em></p>
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		<title>Léonard de Vinci : l’art de la maxime</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/leonard-de-vinci-lart-de-la-maxime/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2015 05:39:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Léonard de Vinci]]></category>
		<category><![CDATA[Maximes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Le mouvement est la cause de toute vie. » Et ce mouvement de l’homme et de la nature, Léonard de Vinci n’aura de cesse de le décrire, dans ses Maximes, grâce à son œil aussi affûté que son esprit. Pour lui, l’observation et l’expérience sont les mères de toute science sérieuse&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Le mouvement est la cause de toute vie. »</em><em><a name="_GoBack"></a></em></p>
<p>Et ce mouvement de l’homme et de la nature, Léonard de Vinci n’aura de cesse de le décrire, dans ses <em>Maximes</em>, grâce à son œil aussi affûté que son esprit. Pour lui, l’observation et l’expérience sont les mères de toute science sérieuse qui ne s’établit pas sur des arguments d’autorité.</p>
<p><em>« L’expérience ne se trompe jamais, ce sont nos jugements qui se trompent, quand ils attendent d’elle des choses qu’elle n’a pas le pouvoir de faire. »</em></p>
<p><em>« La sagesse est fille de l’expérience. »</em></p>
<p>Il faut expérimenter et sonder les secrets de la nature tout en ayant conscience des limites propres à l’expérience humaine. Si nous réalisons ce qu’il nous incombe de faire, nous aurons accès à une forme de bonheur imparfaite mais réelle.</p>
<p><em>« La vie bien employée est longue. »</em></p>
<p>La morale de Vinci semble être une morale de l’action mesurée à l’aune de la finitude de l’homme. La vie doit être respectée pour ce qu’elle est malgré ses vicissitudes.</p>
<p><em>« Qui n’estime pas la vie ne mérite pas la vie. »</em></p>
<p>Les aphorismes de ce grand peintre et inventeur ne sont pas construits sur une pointe humoristique mais sont bel et bien le reflet authentique et sincère de ses multiples expériences.</p>
<p>S’en dégage donc une vérité d’Homme, à la Montaigne, qui se connait et connait autrui autant que sa vie le lui a permis.</p>
<p><em>« On ne peut pas avoir d’empire plus petit, ni d’empire plus grand que celui qu’on a sur soi-même. »</em></p>
<p>Quelques gauloiseries font sourire mais Léonard de Vinci accepte volontiers sa condition face à un Dieu auquel il se soumet et occupe avec bonheur les heures de sa vie.</p>
<p><em>« En voilà quelques-uns qui méritent qu’on les appelle ainsi et pas autrement : tuyaux à nourriture, entasseurs de fientes, remplisseurs de chiottes. Par eux, rien d’autre n’apparaît au monde, aucune vertu jamais ne s’accomplit, et à la fin il ne reste d’eux que des chiottes pleines. »</em></p>
<p><em>« De même que celui qui a eu une journée bien remplie s’endort heureux, de même celui qui a eu une vie bien employée meurt heureux. »</em></p>
<p>Ces <em>Maximes</em> se poursuivent par des fables et devinettes amusantes que le lecteur découvre avec grand plaisir. Les <em>Maximes</em> de Léonard de Vinci s’achèvent sur cet aphorisme :</p>
<p><em>« On ne devrait pas désirer l’impossible. »</em></p>
<p>Et, pourtant, plus que l’avoir désiré, grâce à ses tableaux, ses inventions, sa littérature et ses expériences scientifiques, on peut maintenant, avec recul et certitude, dire qu’il l’a fait !</p>
<p><em>Maximes, fables et devinettes, Léonard de Vinci, Arléa, 7,50 euros, 120 p.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Laborde, un aphoriste musicien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 05:42:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Benjamin de Laborde]]></category>
		<category><![CDATA[Maximes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Pourquoi rougir d&#8217;avouer qu&#8217;on s&#8217;est trompé? n&#8217;est-ce pas déclarer qu&#8217;on est plus sage aujourd&#8217;hui qu&#8217;on ne l&#8217;était hier? » Mais qui est donc ce Jean-Benjamin de Laborde qui a fait de l&#8217;aphorisme son mode d&#8217;expression privilégié tant sur le plan musical que littéraire ? Né en 1734, il étudie la composition&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Pourquoi rougir d&rsquo;avouer qu&rsquo;on s&rsquo;est trompé? n&rsquo;est-ce pas déclarer qu&rsquo;on est plus sage aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;on ne l&rsquo;était hier? »</em></p>
<p>Mais qui est donc ce Jean-Benjamin de Laborde qui a fait de l&rsquo;aphorisme son mode d&rsquo;expression privilégié tant sur le plan musical que littéraire ?</p>
<p>Né en 1734, il étudie la composition avec Rameau, met en scène des opéras et se fait historien de la musique. Favori de Louis XV, il occupe successivement les charges de receveur général des finances et fermier général. Polygraphe, il compose avec un égal talent des chansons, des mémoires historiques et également des pensées et des maximes.</p>
<p>Ce musicien original se fait, dans ses <em>Chansons</em>, l&rsquo;apôtre d&rsquo;un art de la brièveté. En témoigne cet extrait magnifiquement interprété par le Trio Dauphine et la chanteuse Maïlys de Villoutreys :</p>
<div class="video-container"><iframe title="Laborde &quot;Non non, tous les cœurs&quot; | Trio Dauphine &amp; Maïlys de Villoutreys" width="700" height="394" src="https://www.youtube.com/embed/N2KpOkbSzSI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Véritable redécouverte du répertoire du XVIII<sup>ème </sup>siècle, les chansons de Laborde n’excèdent jamais quelques minutes et laissent entendre les facultés délicates et sublimes de son compositeur.</p>
<p>Parallèlement à sa carrière musicale, Laborde rédige des maximes de facture classique mais dont la pointe est particulièrement savoureuse. Jugez vous-mêmes :</p>
<p><em>« Nous poussons simplement la porte à la flatterie, mais nous ne la fermons jamais. »</em></p>
<p><em>« Les visages les plus gais se voient dans les carrosses de deuil. »</em></p>
<p>Délivrant une vision pessimiste de l&rsquo;homme, il se détache des <i>Maximes</i> de la Rochefoucauld dans son intérêt pour l&rsquo;amitié ou l&rsquo;amour.</p>
<p><em>« Il est des yeux avec qui on entre d&rsquo;abord en conversation. »</em></p>
<p><em>« L&rsquo;amitié reçoit les confidences de l&rsquo;amour ; l&rsquo;amour reçoit-il les confidences de l&rsquo;amitié ? »</em></p>
<p>Classique, il fustige, toutefois, les avares, les sots et les orgueilleux et trouve le vice là où croit se cacher la vertu.</p>
<p><em>« L&rsquo;avare est un arbre stérile. »</em></p>
<p><em>« Tout est au-dessus de l&rsquo;homme vicieux, tout est au-dessous de l&rsquo;homme vertueux. »</em></p>
<p>Orfèvre des mots et de la musique, Jean-Benjamin de Laborde met son talent au service d&rsquo;une esthétique de l&rsquo;épure. Aphoriste aux mille facettes, il a également composé la musique d&rsquo;un ballet dont l&rsquo;un des librettistes n&rsquo;est autre que Chamfort, autre maître du genre.</p>
<p>Espérons donc que ces <em>Maximes et pensées</em> feront, dans l&rsquo;avenir, l&rsquo;objet d&rsquo;une réédition et saluons l&rsquo;initiative prise par le Trio Dauphine de nous faire redécouvrir une partie du répertoire de cet aphoriste musicien.</p>
<p><em>« On cherche la vérité, on ne la trouve point, mais on s&rsquo;aperçoit de ses erreurs ; c&rsquo;est beaucoup. »</em></p>
<p><i>Pensées et maximes, Jean-Benjamin de Laborde, disponibles sur Gallica</i></p>
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		<title>« Pour vivre heureux, vivons&#8230; »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2015 08:23:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Babel]]></category>
		<category><![CDATA[Epicure]]></category>
		<category><![CDATA[Maximes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Si nous n&#8217;avions point de soupçons fâcheux à la vue de ce qui se passe dans le ciel, ni d&#8217;inquiétude sur la mort, et que nous connussions les limites du besoin et de la douleur, la Philosophie nous serait entièrement inutile. » Cet aphorisme d’Épicure nous indique avec force l&#8217;objet de&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><i>« Si nous n&rsquo;avions point de soupçons fâcheux à la vue de ce qui se passe dans le ciel, ni d&rsquo;inquiétude sur la mort, et que nous connussions les limites du besoin et de la douleur, la Philosophie nous serait entièrement inutile. »</i></span></p>
<p>Cet aphorisme d’Épicure nous indique avec force l&rsquo;objet de l&rsquo;enseignement de ce philosophe, dans ses <i>Maximes</i> : connaître autant nos limites que celles du cosmos afin d&rsquo;essayer de vivre dans le bonheur. Pour ce faire, l&rsquo;auteur sème les préceptes d&rsquo;une morale qu&rsquo;il préconise en acte et qu&rsquo;il égrène au fil de ses sentences.</p>
<p><i>« La mort ne nous fait rien. Ce qui est décomposé ne sent point, et ce qui ne sent point ne nous fait rien. »</i></p>
<p>La mort ne doit pas être pour nous une source d&rsquo;inquiétude en cela qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la négation de la vie : elle est d&rsquo;un autre ordre qu&rsquo;il nous est impossible d&rsquo;appréhender. Tachons donc de vivre sans crainte et de rendre plus grandes nos chances d&rsquo;être heureux.</p>
<p>Épicure nous propose ainsi une morale du plaisir modeste, en ce sens que tout type de plaisir est en lui-même un absolu, et qu&rsquo;il faut donc en jouir à sa juste valeur, et loue les douceurs de l&rsquo;amitié, dans un monde où l&rsquo;homme est un loup pour l&rsquo;homme.</p>
<p><i>« Comme la tranquillité qu&rsquo;on peut se procurer par le moyen des autres hommes ne va pas jusqu&rsquo;à un certain point, il y a un art de s&rsquo;en procurer une parfaite à soi-même : c&rsquo;est de simplifier ses besoins, de se dégager de beaucoup de choses, et de se contenter de peu. » </i></p>
<p>La loi de la cité garantit seulement que les hommes ne se nuisent pas trop entre eux et que se dégage un espace pour le bonheur qui est essentiellement, pour le philosophe, jouissance solitaire du présent et des sens.</p>
<p>Les maximes d’Épicure <i>« ne s&#8217;embarrasse[nt] point de mots vides de sens » </i>et vise l&rsquo;efficacité philosophique dans la recherche du bonheur. Elles sont le point de départ d&rsquo;une réflexion personnelle sur la notion de plaisir ou de justice et permettent de comprendre la pensée parfois complexe de l&rsquo;école du Jardin.</p>
<p>La traduction, datant du 18ème siècle, donne une saveur particulière à ces maximes à méditer et l&rsquo;essai qu&rsquo;il les suit intitulé « Épicure ou le bonheur sans détour » est très éclairant et égratigne les clichés qui colle à la peau de cette philosophie délicate. Délectons nous donc de ce petit ouvrage très bien composé et profitons de ce qui est à notre portée :</p>
<p><i>« Si le plaisir du corps pouvait être sans bornes, il faudrait un temps sans bornes pour le produire. »</i></p>
<p><i>Maximes</i>, <em>Epicure, Babel, 64 p., 5,60 euros</em></p>
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		<title>Sa Majesté les Maximes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 22:28:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Christine de Suède]]></category>
		<category><![CDATA[Maximes]]></category>
		<category><![CDATA[Rivage Poche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Il y a peu de prisonniers plus étroitement gardés que les princes. » La reine Christine sait de quoi elle parle lorsqu&#8217;elle rédige cette maxime, elle qui a su se libérer du joug du pouvoir, en abdiquant du trône de Suède en 1654. Violemment éprise de liberté, cette monarque, élève&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<address><em>« Il y a peu de prisonniers plus étroitement gardés que les princes. »</em></address>
<p style="text-align: left;">La reine Christine sait de quoi elle parle lorsqu&rsquo;elle rédige cette maxime, elle qui a su se libérer du joug du pouvoir, en abdiquant du trône de Suède en 1654. Violemment éprise de liberté, cette monarque, élève de Descartes, s&rsquo;enfuit de son pays pour mener une vie itinérante dans toutes les plus grandes cours d&rsquo;Europe.</p>
<p style="text-align: left;">Entre machiavélisme politique et grande piété, ce personnage historique, au destin romanesque, écrit des maximes qui font preuve d&rsquo;une remarquable lucidité face aux vertus et aux vices des Grands de son époque.</p>
<p style="text-align: left;">Au fil de ses aphorismes, le lecteur découvre une femme passionnée, fortement opposée au mariage et contemptrice des bassesses humaines. Admiratrice de La Rochefoucauld, la reine Christine, en esprit libre, ne se gêne pas pour livrer ses impressions sur les sentences de l&rsquo;écrivain.</p>
<p style="text-align: left;">A la maxime<em> « La constance des sages n&rsquo;est que l&rsquo;art de renfermer leur agitation dans leur cœur »</em>, elle commente : <em>« Cela est faux, et c&rsquo;est la coutume des hypocrites, et non pas des sages»</em>.</p>
<p style="text-align: left;">À la lecture de toutes ses phrases, on retient l&rsquo;image d&rsquo;une femme forte, consciente de sa valeur, capable de donner des conseils politiques avisés et rusés dont bon nombre d&rsquo;hommes d&rsquo;État pourrait s&rsquo;inspirer.</p>
<p style="text-align: left;">Quelques unes de ces saillies étonnent tant elles sont révolutionnaires : <em>« On s&rsquo;oppose en vain aux changements des États et des républiques : il y a un point fatal qui les entraîne. »</em> tandis que d&rsquo;autres amusent : <em>« Il y a un certain silence qui paraît mystérieux, et qui n&rsquo;est que faiblesse »</em>.</p>
<p style="text-align: left;">La personnalité de la reine Christine est complexe, foisonnante et insaisissable : lire ses maximes permet de s&rsquo;en approcher au plus près.</p>
<address><em>Maximes, Christine de Suède, Rivage poche, 128 p., 7,65 euros</em></address>
<p class="Standard" style="text-align: left;">
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