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	<title>Dominique Noguez Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>Pensées bleues : l’œuvre aux deux visages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 06:58:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Noguez]]></category>
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		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Quand on va prendre l&#8217;avion, soigner ses sous-vêtements: on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe. » Tel est le genre d&#8217;aphorisme que l&#8217;on peut rencontrer à la lecture des Pensées bleues de Dominique Noguez, publiées aux éditions Équateurs. Ce recueil aux qualités inégales, illustré des dessins de Pierre-le-Tan, peine à&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Quand on va prendre l&rsquo;avion, soigner ses sous-vêtements: on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe. »</i></p>
<p>Tel est le genre d&rsquo;aphorisme que l&rsquo;on peut rencontrer à la lecture des <i>Pensées bleues</i> de Dominique Noguez, publiées aux éditions Équateurs. Ce recueil aux qualités inégales, illustré des dessins de Pierre-le-Tan, peine à se faire une place de choix au panthéon des œuvres d&rsquo;aphorismes contemporains.</p>
<p><i>« Si Dieu n&rsquo;existe pas, j&rsquo;exige d&rsquo;être remboursé ! »</i></p>
<p>Pour le dire simplement, nous sommes assez déçus des aphorismes que Dominique Noguez nous propose dans ses <i>Pensées bleues</i>. Parfois faciles, souvent attendues, les maximes de l&rsquo;écrivain manquent souvent de ce sel qui fait l&rsquo;éclat de la forme brève. Sans liens explicites ou implicites entre eux, traitant de sujets aussi graves que légers, les aphorismes de Noguez semblent pourtant manquer de corps et ne traduisent pas avec force le tempérament de leur auteur. Tièdes, à quelques rares exceptions qui rehaussent l&rsquo;intérêt du recueil, ils ne laissent pas d&#8217;empreinte particulière dans l&rsquo;âme du lecteur qui a juste passé un agréable moment en leur compagnie.</p>
<p><i>« Il n&rsquo;y a pas de justice ; il n&rsquo;y a que des hasards. »</i></p>
<p>Certains aphorismes sont, par ailleurs, vecteurs d&rsquo;une nostalgie un peu surannée, voire passéiste et paraissent déplorer un monde qui change, où le progrès technologique a remplacé les valeurs humaines. D&rsquo;autres se font l&rsquo;écho d&rsquo;une charge contre le politiquement correct qui régit notre société, charge tellement affichée que l&rsquo;auteur paraît tirer à boulets rouges sur certaines ambulances.</p>
<p><i>« On est « anticorrida », mais on adore son steak frites. »</i></p>
<p><i>« Ces inscriptions en anglais sur les T-shirts de milliards de gogos dans le monde, comme le putride cordon ombilical qui les relie au ventre de la grosse Mère Amérique. »</i></p>
<p>Peut-être sommes-nous d&rsquo;autant plus déçus que nous avions beaucoup aimé l&rsquo;ouvrage très érudit et pourtant très accessible de l&rsquo;auteur intitulé <i>La véritable origine des plus beaux aphorismes </i>(<a href="https://aphorismundi.com/alamarge/laphorisme-retour-aux-sources/">https://aphorismundi.com/alamarge/laphorisme-retour-aux-sources/</a>). Nous avons, toutefois, retrouvé toute la verve et la passion qui caractérisaient cet ouvrage, à la fin des <i>Pensées bleues</i> qui propose, à leur suite, un <i>Bref traité de l&rsquo;aphorisme</i>.</p>
<p><i>« Loin de se donner comme un édifice harmonieux et fonctionnel, la pensée se donne comme un entassement de rocs plus ou moins chaotiques. »</i></p>
<p>Dans ce court essai, toute l&rsquo;intelligence synthétique, le goût de la transmission, et l&rsquo;acuité de la pensée de Noguez se donnent rendez-vous pour introduire et définir avec clarté ce qu&rsquo;est l&rsquo;aphorisme. Tout lecteur, intéressé par cette forme d&rsquo;expression, devrait lire ce <i>Bref traité </i>qui présente de manière astucieuse et pédagogue les enjeux de cet art si particulier.</p>
<p><i>« Au royaume de l&rsquo;aphorisme, l&rsquo;étincelle est souvent prise pour le feu et l&rsquo;éclaboussure pour l&rsquo;eau. »</i></p>
<p>Mon sentiment face à cette œuvre est donc double : autant les aphorismes de Noguez m&rsquo;ont, pour la plupart, déçu, autant son <i>Bref traité</i> m&rsquo;a enchanté. A la lecture de ces <i>Pensées bleues</i>, je préfère, à ce jour, le Noguez théoricien passionné au Noguez aphoriste à proprement parler. Gageons que son prochain recueil saura inverser cette tendance et quittons-nous sur cet aphorisme drôle et enlevé!</p>
<p><i>« La cruauté est un plaisir tardif. Avec l&rsquo;âge, le surmoi s’use enfin. »</i></p>
<p><i>Dominique Noguez, Pensées bleues, Éditions des Équateurs, 12 euros</i></p>
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		<title>L&#8217;aphorisme : retour aux sources !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2015 05:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Noguez]]></category>
		<category><![CDATA[Origine]]></category>
		<category><![CDATA[Payot]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Chassez le naturel, il revient au galop. » Mais qui est donc l&#8217;auteur de cette phrase devenue aujourd&#8217;hui proverbiale ? Dans quelle œuvre peut-on la retrouver ? La réponse, Dominique Noguez nous l&#8217;apporte, dans son livre La véritable origine des plus beaux aphorismes : il s&#8217;agit de Destouches, dans sa pièce Le Glorieux à&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« Chassez le naturel, il revient au galop. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Mais qui est donc l&rsquo;auteur de cette phrase devenue aujourd&rsquo;hui proverbiale ? Dans quelle œuvre peut-on la retrouver ? La réponse, Dominique Noguez nous l&rsquo;apporte, dans son livre <i>La véritable origine des plus beaux aphorismes</i> : il s&rsquo;agit de Destouches, dans sa pièce <i>Le Glorieux</i> à la scène 5 du 3<sup>ème </sup>acte, qui, pour forger sa réplique, s&rsquo;inspire d&rsquo;un vers d&rsquo;Horace. Il nous indique également que cet écrivain est le père de deux autres adages :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« La critique est aisée et l&rsquo;art difficile. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Les absents ont toujours tort. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Tel est le livre du philosophe Dominique Noguez : foisonnant, riche, et érudit. Grand défenseur du trait d&rsquo;esprit, l&rsquo;auteur du désopilant <i>Comment complètement rater sa vie en onze leçons</i>, met à contribution son esprit encyclopédique pour sonder les origines d&rsquo;aphorismes dont l&rsquo;attribution à tel ou tel écrivain reste parfois incertaine.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« L&rsquo;humour : la politesse du désespoir. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« La culture […], c&rsquo;est ce qui demeure dans l&rsquo;homme, lorsqu&rsquo;il a tout oublié. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">De répliques cultes de cinéma en aphorismes classiques, en passant par le théâtre, Dominique Noguez possède ce don très rare d&rsquo;instruire avec légèreté et profondeur, tout à la fois. On rit, on est étonné, on apprend : <i>La véritable origine des plus beaux aphorismes</i> est un livre à mettre en toutes les mains tant son contenu est passionnant et accessible.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Parmi tous les aphorismes cités par Noguez, quelques uns ont particulièrement séduit mon oreille :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« L&rsquo;art d&rsquo;aimer ? C&rsquo;est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d&rsquo;une anémone. »</i> <i>Cioran</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« La politique dans une œuvre littéraire, c&rsquo;est un coup de pistolet au milieu d&rsquo;un concert. » Stendhal</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Un index des citations et des noms propres, à la fin du livre, laisse l&rsquo;opportunité au lecteur de construire sa lecture comme il l&rsquo;entend, en fonction des aphorismes qui l&rsquo;interpellent le plus. A l&rsquo;instar d&rsquo;Ernst Gombrich et de son <i>Histoire de l&rsquo;art</i>, Dominique Noguez, par sa simplicité et sa générosité, nous donne accès à l&rsquo;histoire parfois complexe de certaines citations et nous ne pouvons que l&rsquo;en remercier.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ce livre enseigne, sans en avoir l&rsquo;air, les vertus de la curiosité intellectuelle et nous incite à poursuivre notre cheminement dans la pensée, ainsi que nous y invite ce paradoxe de Gide :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant. »</i></span></p>
<p><i>La véritable origine des plus beaux aphorismes, Dominique Noguez, Manuels Payot, 15 euros</i></p>
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