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	<title>Pierre Peuchmaurd Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>Les mots au bal musette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Sep 2017 18:58:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Editions du Laquet]]></category>
		<category><![CDATA[Nuits de nacre]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Fabre]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Peuchmaurd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La mélancolie est une femme bleue. Derrière la vitre, la mort monte.» En 1995, à l&#8217;occasion des Nuits de nacre, Pierre Peuchmaurd, poète et aphoriste surréaliste, ainsi que Patrick Fabre, photographe, ont mêlé leurs talents pour composer un livre rendant compte de l&#8217;atmosphère si particulière du festival d&#8217;accordéon de Tulle.&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« La mélancolie est une femme bleue. </i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>Derrière la vitre, la mort monte.»</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">En 1995, à l&rsquo;occasion des <i>Nuits de nacre</i>, Pierre Peuchmaurd, poète et aphoriste surréaliste, ainsi que Patrick Fabre, photographe, ont mêlé leurs talents pour composer un livre rendant compte de l&rsquo;atmosphère si particulière du festival d&rsquo;accordéon de Tulle. Hybride et humble dans sa facture, cet ouvrage exploite, pourtant, avec une grande maîtrise les ressources propres à ces deux arts qui se répondent l&rsquo;un l&rsquo;autre et se complètent sans jamais tomber dans l&rsquo;écueil de l&rsquo;illustration pure et simple.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>«  &#8211; Oui, le vautour existe</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>et la pieuvre a trois cœurs. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Le retard de Dieu n&rsquo;excuse pas son attente. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Pierre Peuchmaurd est poète avant tout mais c&rsquo;est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;une très belle œuvre d&rsquo;aphorismes <i>Fatigues </i>publiée par L&rsquo;Oie de Cravan en 2014 et que nous avions déjà eu l&rsquo;occasion d&rsquo;évoquer <a href="https://aphorismundi.com/actualite/fatigues-leveil-des-mots/" target="_blank" rel="noopener">dans un précédent article</a>. Le retrouver et lire ces quelques aphorismes poétiques publiés dans cet album des <i>Nuits de nacre</i> nous replonge avec délice dans cette langue surréaliste aux forts accents mélancoliques. Comiques, oniriques, ou encore contemplatifs, ces courts textes contiennent tout le talent et la bienveillance d&rsquo;une plume empreinte d&rsquo;humanité. Pierre Peuchmaurd aime les gens que Patrick Fabre a photographié et toute son empathie se ressent dans son écriture.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Sifflent les lanières qui attachent à l&rsquo;amour.</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>Ça écrit nerf sur blanc. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Le pari et l&rsquo;exercice périlleux du livre photographique sont ainsi réussis. Le texte instruit, déploie, élargit les photos et inversement. Il paraît être le fruit d&rsquo;un duo de funambules qui trouverait son équilibre l&rsquo;un grâce à l&rsquo;autre et qui voudrait se mettre en valeur mutuellement. La photographie d&rsquo;un enfant semblant sauter, presque s&rsquo;envoler au pied d&rsquo;une église ou d&rsquo;un cloître est particulièrement émouvante et le texte en écho est d&rsquo;une désarmante beauté :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Saute par-dessus la guerre, saute. Et </i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>saute par dessus Dieu, saute. Saute,</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>danse et meurs. Danse. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Cet album si sensible permet de voir une autre facette du talent de Pierre Peuchmaurd, attentif à la musique et aux hommes. En feuilletant ce livre, on rêve, on rit, on imagine la vie de ces autres qui dansent, qui tournent, que l&rsquo;on ne connaîtra jamais. Les mots subliment l&rsquo;image qui, en miroir, subliment les mots et on y est à Tulle, à entendre ces accordéons, à voir ces visages, ces sourires, ces solitudes. Ce livre est une invitation à un voyage couleur sépia, à la découverte de ces anonymes qui sautent, dansent et meurent mais surtout, et avant de le refermer et de le ranger au fond de sa bibliothèque, dansent.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« On allume, on éteint, on clignote et c&rsquo;est l&rsquo;aube. »</i></span></p>
<p align="LEFT"><i>Nuits de nacre, photographies : Patrick Fabre, textes : Pierre Peuchmaurd, Éditions du Laquet, 98 p.</i></p>
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		<title>Fatigues : l&#8217;éveil des mots</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2015 23:33:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Oie de Cravan]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Peuchmaurd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ce qui tombe sous le sens ne se relève jamais ». Tel est l&#8217;aphorisme qui semble caractériser l’œuvre de Pierre Peuchmaurd, poète français du 20ème siècle engagé très jeune dans les voies du surréalisme. En amoureux éconduit du langage, l&#8217;auteur n&#8217;hésite pas à tordre les mots, les briser, les découper, les&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Ce qui tombe sous le sens ne se relève jamais ».</i></p>
<p>Tel est l&rsquo;aphorisme qui semble caractériser l’œuvre de Pierre Peuchmaurd, poète français du 20<sup>ème</sup> siècle engagé très jeune dans les voies du surréalisme. En amoureux éconduit du langage, l&rsquo;auteur n&rsquo;hésite pas à tordre les mots, les briser, les découper, les rassembler pour mieux mettre en valeur les sens fragiles qu&rsquo;ils portent en eux.</p>
<p>Le poète se fait ici savant fou et explore les limites de sa substance première que sont les mots pour donner au lecteur une expérience inédite de la langue truffée de jeux de mots et de non-sens :</p>
<p><i>« Dis-moi qui tu dors&#8230; »</i></p>
<p><i>« Et plus, si aspérités. »</i></p>
<p><i>« L&rsquo;avenir, l&rsquo;art à venir, la lave rit. »</i></p>
<p>Le réel est dynamité, le langage dissous : Peuchmaurd semble chercher un au-delà des mots pour dire la vie.</p>
<p>En dehors de cette entreprise, le poète nous livre des aphorismes très courts allant du jeu de mots subversif à la sentence mélancolique. Avec pour ligne d&rsquo;horizon l&rsquo;anarchie langagière, le poète n&rsquo;en oublie pas moins de disséminer, au fil de son œuvre, des aphorismes aux nuances les plus diverses :</p>
<p><i>« Les moralistes épuisent la littérature, c&rsquo;est ce qu&rsquo;ils ont de bien. »</i></p>
<p><i>« On nous dit que le monde change. Il ne change pas de maîtres. »</i></p>
<p><i>« Ces petits blocs d&rsquo;écumes : les osselets dispersés de la mer. »</i></p>
<p>Lecteur assidu de Lichtenberg, Pierre Peuchmaurd puise son inspiration dans les aphoristes surréalistes belges tels que Louis Scutenaire ou Achille Chavée et oriente ses sentences dans le sens d&rsquo;une expérience singulière du langage.</p>
<p>Remercions la maison d&rsquo;édition québécoise L&rsquo;oie de Cravan pour nous avoir fait découvrir cet auteur que je ne saurai que trop vous recommander et saluons également son nom inspiré d&rsquo;un aphorisme de Scutenaire clôturant cet excellent recueil :</p>
<p><i>« Les Oies de Cravan naissent des mâts pourris des navires perdus au golfe du Mexique. »</i></p>
<p><i>Fatigues, Pierre Peuchmaurd, L&rsquo;Oie de Cravan, 228p., 19 euros</i></p>
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