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	<title>Tradition et modernité de l&#039;aphorisme Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>Entretien avec Philippe Moret</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Mar 2023 16:29:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Le Bouquin des aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Moret]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition et modernité de l&#039;aphorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Docteur ès-lettres de l&#8217;université de Lausanne, Philippe Moret a consacré sa thèse de doctorat à la littérature aphoristique (Tradition et modernité de l&#8217;aphorisme, Genève, Droz, 1997). En 2018, il publie une anthologie chez Robert Laffont dans la collection Bouquins : Le Bouquin des aphorismes. Il est professeur de littérature française&#46;&#46;&#46;</p>
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<p>Docteur ès-lettres de l&rsquo;université de Lausanne, Philippe Moret a consacré sa thèse de doctorat à la littérature aphoristique (<em><a href="https://www.droz.org/france/product/9782600002141" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tradition et modernité de l&rsquo;aphorisme</a></em>, Genève, Droz, 1997). En 2018, il publie une anthologie chez Robert Laffont dans la collection Bouquins : <em><a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/le-bouquin-des-aphorismes/9782221117132" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Bouquin des aphorismes</a></em>. Il est professeur de littérature française et de philosophie en Suisse depuis une quinzaine d’années.</p>



<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aphorismundi :</span> D’où vient votre intérêt pour la forme aphoristique&nbsp;? Pourquoi avez-vous choisi de lui consacrer votre thèse de doctorat à la fin des années 1990&nbsp;?</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;">Philippe Moret :</span> J’avais fait un mémoire de licence sur la poétique du voyage chez Henri Michaux, et c’est cet auteur qui m’a incité à aller voir du côté des formes brèves et sentencieuses,&nbsp;en particulier avec ses <em>Tranches de savoir</em> et ses <em>Poteaux d’angle</em>. Mais j’imagine que j’avais quelques affinités personnelles avec le scepticisme, voire le pessimisme qui dominent dans ce registre.</p>



<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aphorismundi :</span> Quelles hypothèses souhaitiez-vous démontrer grâce à ce travail de recherche&nbsp;?</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;">Philippe Moret :</span> Je m’intéressais à l’ascendance et à la descendance de la maxime classique (La Rochefoucauld), à des formes d’émancipation de la littérature aphoristique par rapport à cette dernière, mais avec une exigence gnomique qui subsistait, souvent de manière paradoxale, en contraste avec <a href="https://aphorismundi.com/portraits/surrealisme-aphorisme-rencontre-marie-paule-berranger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le «dépaysement» surréaliste étudié par Marie-Paule Berranger</a>, même s’il y a de nombreux recoupements entre son corpus et le mien.</p>



<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aphorismundi :</span><em> </em>En 2018, vous publiez Le Bouquin des aphorismes chez Robert Laffont. Comment vous est venue l’idée de ce projet «oulipien»&nbsp;? Quels ont été vos critères de sélection pour retenir les aphorismes présentés dans cet ouvrage&nbsp;? Pourquoi avez-vous choisi la forme d’un abécédaire thématique pour cette anthologie&nbsp;?</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;">Philippe Moret :</span> C’était une commande du responsable de la collection à l’époque, Daniel Rondeau, et la forme de l’abécédaire thématique venait de ce dernier. Par ailleurs, il souhaitait que le projet soit aussi large que possible dans l’espace et le temps. Contrainte éditoriale supplémentaire sur laquelle Jean-Luc Barré, qui a succédé à Daniel Rondeau, a insisté&nbsp;: pas de droits d’auteur ni de traducteur à payer, ce qui m’a incité à la modération pour les auteurs et les traductions non libres de droit (pas plus de dix lignes, que M. Barré pouvait négocier avec Gallimard en particulier). J’ai bricolé dans ma cueillette avec ces exigences, à la fois contraignantes et libératoires — «oulipiennes» donc… Le critère le plus important pour moi a été de puiser dans des <em>recueils</em> de formes brèves et sentencieuses en vers ou en prose, soit auctoriaux, soit éditoriaux. Le recueil me paraît en effet aussi important que le critère de la brièveté gnomique pour définir le genre aphoristique au sens large.</p>



<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aphorismundi :</span> Quels sont les auteurs quelque peu confidentiels que vous souhaitiez mettre à l’honneur dans cet ouvrage et que vous invitez nos lecteurs à découvrir&nbsp;?</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;">Philippe Moret :</span> Il y aurait beaucoup de noms à citer… J’aimerais rendre hommage à deux anciens maîtres dont j’ai découvert les talents de moralistes&nbsp;: Arnaud Tripet et François Debluë, j’avais grand plaisir à les retrouver par le biais de leurs réflexions et maximes. Chez les non-francophones, Nicolas Gomez Davila, Marie von Ebner-Eschenbach, Ludwig Hohl, Roberto Juarroz, Stanislaw Jerzy Lec, Thomas S. Szasz, Arvo Valton. J’ai eu beaucoup de plaisir à traduire des auteurs espagnols avec l’aide de ma nièce Nora Moret (par exemple José Bergamin et Maria Zambrano)&nbsp;; et puis tout seul — «comme un grand» — je me suis essayé à la traduction de moralistes anglophones (Joseph Bartlett, Caleb Charles Colton, William Hazlitt, etc.), et j’ai trouvé très stimulant d’adapter le <em>wit</em> britannique, de trouver une sorte d’équivalent en français.</p>



<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aphorismundi :</span> Vous avez travaillé sur la tradition et la modernité de l’aphorisme chez plusieurs auteurs du 20<sup>ème</sup> siècle. Pensez-vous que le genre parvient à se renouveler dans les écritures contemporaines&nbsp;?</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;">Philippe Moret :</span> Certainement, mais toujours en dialogue avec les traditions classiques et une certaine exigence gnomique, même si c’est le plus souvent dans le registre négatif, apophatique. Je viens de lire <em>La Gloire des petites choses </em>de Denis Groznatovitch, merveilleux essai inspiré par Georges Haldas, cité en épigraphe&nbsp;: <em>«Ce sont les choses imperceptibles — les impondérables — qui nous relient le plus souvent à l’essentiel. Qui vit en Etat de Poésie le sait mieux que tout autre. Et cela dans la mesure où il ne cesse d’en faire l’expérience. Titre éventuel pour un petit texte qui en témoignerait&nbsp;: La Gloire des petites choses.»</em></p>



<p>Par ailleurs Groznatovitch cite Roland Barthes&nbsp;: <em>«Ce qui est raconté ce n’est pas une aventure, ce sont des incidents. L’incident est simplement ce qui tombe doucement, comme une feuille, sur le tapis de la vie&nbsp;; c’est ce pli léger, fuyant, apporté au tissu des jours&nbsp;; c’est ce qui peut être </em>à peine<em> noté&nbsp;: une sorte de degré zéro de la notation, juste ce qu’il faut pour pouvoir écrire quelque chose.»</em></p>



<p>On pense au haïku, d’ailleurs invoqué par Groznatovitch, une poétique du presque rien, mais où se donne à lire, comme en filigrane, quelque chose d’éternel (<em>«sous les espèces de l’éternité»</em>, comme le dirait Spinoza).</p>



<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aphorismundi :</span> Quels types d’aphorismes vous touchent le plus (épigrammes, maximes, aphorismes poétiques…)? Quels sont vos aphoristes préférés et pour quelles raisons&nbsp;?</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;">Philippe Moret :</span> Mon goût irait du côté de l’aphorisme poétique, de la notation, de l’incident au sens de Barthes, avec des auteurs comme Joubert ou Jourdan, ou encore Cioran dans ses <em>Carnets</em>.</p>



<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aphorismundi :</span> Quel recueil a eu un impact tout particulier dans votre vie&nbsp;?</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;">Philippe Moret :</span> <em>Poteaux d’angle</em> de Michaux.</p>



<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aphorismundi :</span> Pour finir, pourriez-vous nous citer un aphorisme qui est devenu pour vous une sorte de maxime de vie ?</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;">Philippe Moret :</span> Permettez-moi d’en citer trois&nbsp;: </p>



<p><em>«Passé un certain point, il n’y a plus de retour. Il faut atteindre ce point.»</em> Franz Kafka</p>



<p><em>«Avec tes défauts, pas de hâte. Ne vas pas à la légère les corriger. Qu’irais-tu mettre à la place ?» </em>Henri Michaux</p>



<p><em>«Une flamme traverse le sang. Passer de l’autre côté, en contournant la mort.»</em> Emil Cioran</p>



<p>Merci à Philippe Moret pour cet entretien passionnant et nous vous invitons à découvrir <em><a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/le-bouquin-des-aphorismes/9782221117132" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Bouquin des aphorismes</a>, </em>publié en 2018 chez Robert Laffont<em> </em>et <em><a href="https://www.droz.org/france/product/9782600002141" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tradition et modernité de l&rsquo;aphorisme</a></em>, paru chez Droz en 1997.</p>
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