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	<title>Le blog Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>La proverbiale sagesse de Geoffroy de Winchester</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Dec 2022 11:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Geoffroy de Winchester]]></category>
		<category><![CDATA[Proverbes]]></category>
		<category><![CDATA[PUR]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Donner avec gaieté.Des visages gais rehaussent les cadeaux les plus humbles,des visages à peine éclairés déprécient les plus grands cadeaux.Si tu donnes tristement, tu perds tes dons et ta récompense,Didyme, donne gaiement, tu agis non sans recueillir des éloges. » Le Livre des proverbes de Geoffroy de Winchester est une collection&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>« <strong>Donner avec gaieté.</strong></em><br><em>Des visages gais rehaussent les cadeaux les plus humbles,</em><br><em>des visages à peine éclairés déprécient les plus grands cadeaux.</em><br><em>Si tu donnes tristement, tu perds tes dons et ta récompense,</em><br><em>Didyme, donne gaiement, tu agis non sans recueillir des éloges. »</em></p>



<p>Le <em>Livre des proverbes</em> de Geoffroy de Winchester est une collection unique de poèmes moralisateurs avec un titre suivi d’un à neuf distiques éclairant la sentence initiale. Ce texte marque une étape essentielle dans la littérature sentencieuse qui débouchera, quelques siècles plus tard, sur la maxime et l’aphorisme. Publié aux Presses universitaires de Rennes, ce texte, accompagné de l’excellente préface d’Étienne Wolff, nous donne accès aux fondements de la sagesse médiévale.</p>



<p><em>« <strong>Il faut affermir l’état de son esprit.</strong></em><br><em>Tu laisses les caprices de ton esprit ressembler aux vents changeants,</em><br><em>Vesevus, tu n’es jamais stable, tu voles comme un tourbillon. »</em></p>



<p>Ce <em>Livre des proverbes</em> puise son origine dans le <em>Livre des Proverbes </em>de la Bible qui entend donner des conseils de bonne et de mauvaise conduite dans la vie et qui invite le croyant à rechercher activement la sagesse. Dans ce sillage, Geoffroy de Winchester (avant 1055-1107), originaire de Cambrai, prieur à Winchester après la conquête normande, rassemble une collection de 238 épigrammes passionnantes à plus d’un égard.</p>



<p><em>« <strong>En montant il faut craindre la chute.</strong></em><br><em>Souvent tu fais une chute quand – souvent – tu te fixes un but trop élevé, Coranus ;</em><br><em>fais en sorte qu’une seule chute te suffise. »</em></p>



<p>Étonnamment laïc, ce texte prône la juste mesure en toute chose, condamne les vices comme l’avarice et la jalousie et fait l’éloge des vertus comme l’amitié. Cette morale, somme toute très classique, qu’il est facile de retrouver dans les <a href="http://remacle.org/bloodwolf/fabulistes/caton/distiques.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Distiques</em> de Pseudo-Caton</a> ou dans les <em>Sentences</em> de Publilius Syrus que nous avions déjà présentées dans <a href="https://aphorismundi.com/classique/de-sagesse-populaire-temps-romains/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un précédent article</a>, comporte quelques surprises comme ce distique :</p>



<p><em>« <strong>Il faut mettre de la mesure dans la vertu.</strong></em><br><em>Tu sembles excessif, Chrysippus, dans ton zèle pour la vertu,</em><br><em>la vertu sans mesure a le nom de vice. »</em></p>



<p>Outre sa dimension morale, ce qui fait le sel de ce texte, c’est la variété de son style et l’agrément de son écriture. Comme l’auteur le précise dans sa préface, il souhaite mêler <em>«&nbsp;l’utile à l’agréable&nbsp;»</em>, <em>«&nbsp;en versant le sérieux avec le badinage&nbsp;»</em>. Apostrophant un personnage en particulier, les distiques qui accompagnent les sentences initiales varient les points de vue, les complètent, forment parfois même un contrepoint comique.</p>



<p><em>« <strong>Il ne faut pas varier son discours.</strong></em><br><em>Le bœuf mugit, le mouton bêle, sans nulle variation ;</em><br><em>toi, Faunus, tu varies toujours ton langage. »</em></p>



<p>Jusqu’à la Renaissance, les recueils d’aphorismes tirés des auteurs gréco-latins seront légions dont le plus fameux sera le <em>Florilège </em>de Stobée. Au XVIIème siècle encore, l’importance de l’aphorisme dans l’éducation est telle que les élèves disposaient d’un cahier, le liber locorum sententiarum, où ils notaient les sentences qui les intéressaient pour alimenter leur réflexion, comme le rappelle Jean Lafond dans son introduction aux <em>Moralistes du XVIIème siècle</em>.</p>



<p><em>« <strong>Il faut honorer son professeur.</strong></em><br><em>Le malade est accusé de folie quand il frappe son médecin,</em><br><em>et toi, Melanippus, quand tu frappes ton professeur. »</em></p>



<p>Le <em>Livre des proverbes </em>constitue donc un témoignage historique important qui va ouvrir la voie à Érasme pour ses <em>Adages</em> ou encore à Montaigne pour ses <em>Essais</em>. Formant une véritable synthèse de la doxa morale médiévale, ce texte ne cesse de séduire par la beauté et la précision de sa langue, admirablement rendue par la traduction d’Étienne Wolff. Jugez vous-même :</p>



<p><em>« <strong>L’esprit sans foi est insondable.</strong></em><br><em>L’abîme de la mer grosse est insondable,</em><br><em>les flots soulevés rejettent l’œil humain.</em><br><em>L’abîme de l’esprit perfide est insondable,</em><br><em>Daedalus, l’esprit troublé n’admet pas le regard. »</em></p>



<p><em><a href="https://pur-editions.fr/product/8793/livre-des-proverbes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Livre des proverbes, Geoffroy de Winchester, Presses universitaires de Rennes, 144 p., 19 euros</a></em></p>
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		<title>Cent phrases pour un chef d’œuvre</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/cent-phrases-pour-eventails-un-chef-doeuvre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Sep 2022 20:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Cent phrases pour éventails]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[NRF]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Claudel]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>     Le camélia            comme une idée rouge                éclatante et froide Quelle beauté, quelle sensualité, éclatantes elles aussi, se dégagent de ces vers de Cent phrases pour éventails de Paul Claudel&#160;! Le projet est totalement original. Ambassadeur de France à Tokyo, l’auteur décide d’écrire, entre 1926 et 1927,&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<pre class="wp-block-verse has-white-background-color has-background">     <em>Le
camélia            comme une idée
  rouge                  éclatante
                            et froide</em> </pre>



<p>Quelle beauté, quelle sensualité, éclatantes elles aussi, se dégagent de ces vers de <em><a href="https://lcp.gallimard.fr/fr/products/cent-phrases-pour-eventails" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cent phrases pour éventails</a></em> de Paul Claudel&nbsp;! Le projet est totalement original. Ambassadeur de France à Tokyo, l’auteur décide d’écrire, entre 1926 et 1927, ou plutôt de dessiner des petits poèmes sur des éventails qui seront également ornés d’idéogrammes japonais. Il faut donc s’imaginer – ô délicieuse idée &#8211; s’éventer avec cette poésie, le souffle frais du vent faisant écho au souffle métaphorique des mots.</p>



<pre class="wp-block-verse has-white-background-color has-background"><em>Éventail                        Ce ruban
                           demi-circulaire
                           est l’horizon
                           et la pointe du
                           triangle est l’
                                                    oeil</em></pre>



<p>Initialement parues, au Japon, sous forme d’éventails ou d’accordéons de papier, dépliables à l’orientale, les « phrases » de ce recueil seront finalement publiées, en France, en 1942, accompagnées d’une préface de l’auteur. Dans sa volonté de brouiller les frontières aussi bien géographiques que poétiques, Paul Claudel n’hésite pas à mêler la tradition japonaise des haïkus et des idéogrammes à la poésie occidentale pour donner naissance à une écriture très libre, conviant le lecteur à un voyage dépaysant et inédit.</p>



<pre class="wp-block-verse has-white-background-color has-background"><em>Quatre              La couleur et la
heures             lumière      le soleil
   du                 et la lune           se
matin              mêlent    comme
                       l’eau avec le vin</em></pre>



<p>Grâce à la disposition singulière des mots sur l’éventail, la lecture devient un espace ludique. Elle peut s’effectuer de manière aussi bien verticale qu’horizontale, célébrant ainsi la liberté du lecteur. Certains mots se disloquent. Les lettres, par la sensualité de leurs courbes, la rigidité de leurs traits, deviennent des idéogrammes. Dans cette épure poétique où se confondent Orient et Occident, Paul Claudel nous invite à une contemplation sereine de la nature où les dieux millénaires se prélassent à l’ombre des cèdres et des glycines.</p>



<pre class="wp-block-verse has-white-background-color has-background">   <em>La                   du      printemps
danse              deplusenplusvite
                        àlamesuredeschoses
                        qui croissentetse
                                   m
                           u l t i p l i e n t</em></pre>



<p>L’auteur se joue de toutes les traditions littéraires, y compris celle de l’aphorisme, pour créer une unité de sens unique et poétique : «&nbsp;la phrase&nbsp;». La beauté des pivoines, la fumée de l’encens, le ruissellement de l’eau, laissez-vous emporter par le flot des images et le souffle poétique si singulier de ce chef d’œuvre inclassable&#8230;</p>



<pre class="wp-block-verse has-white-background-color has-background"><em>Moins             la rougeur
                       de la pourpre
                       que le      s
                            on
                            de
                              l'
                            o r</em></pre>



<p><em>Cent phrases pour éventails, Paul Claudel, NRF, Poésie Gallimard, 168 pages, 7,80 euros</em></p>
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		<title>J’aime</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/jesaisitonaga/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 May 2022 10:19:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Cheyne]]></category>
		<category><![CDATA[Ito Naga]]></category>
		<category><![CDATA[Je sais]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Je sais que le monde est comme un immense écho, que les mots se répètent à l’infini comme un jeu de miroirs dans un palais persan.&#160;» Je sais que la lecture de Je sais m’a plongé dans une rêverie proche de la contemplation. Je sais que ce recueil est habité,&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«&nbsp;Je sais que le monde est comme un immense écho, que les mots se répètent à l’infini comme un jeu de miroirs dans un palais persan.&nbsp;»</em></p>



<p>Je sais que la lecture de <em>Je sais </em>m’a plongé dans une rêverie proche de la contemplation. <br>Je sais que ce recueil est habité, qu’il est plein d’humour, de mélancolie, de visages et de joies.</p>



<p><em>«&nbsp;Je sais que «&nbsp;Je pense que&nbsp;» traduit rarement une conviction profonde ou une réelle expérience du corps.&nbsp;»</em></p>



<p>Je sais que ce livre sans cesse oscille entre le ciel et la terre, entre le doute métaphysique et la beauté du quotidien. <br>Je sais qu’Ito Naga est astrophysicien et que ses considérations sur la science m’émeuvent.</p>



<p><em>«&nbsp;Je sais qu’on se réjouit secrètement que certaines choses résistent à la science, qu’une part de mystère persiste.&nbsp;»</em></p>



<p>Je sais que la puissance de l’anaphore permet le déploiement d’un fourmillement de motifs poétiques.<br>Je sais que le fragment est une partie du Tout et que la vie se dit par éclats.</p>



<p><em>«&nbsp;Je sais par la boulangère que Robert ne peut pas monter au-dessus de 1000 mètres d’altitude. Fort heureusement, la personne à qui ils vont rendre visite n’habite qu’à 600 mètres.&nbsp;»</em></p>



<p>Je sais qu’un deuxième opus <em><a href="https://www.cheyne-editeur.com/index.php/grands-fonds/368-je-sens" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je sens</a></em> est sorti l’année dernière.<br>Je sais, je sens que je vais l’aimer.</p>



<p><em>«&nbsp;Je sais qu’il est tentant d’en rester à la peau douce des apparences.&nbsp;»</em></p>



<p>Je sais que l’extrême sensibilité de ce livre me touche et que sa délicatesse m’étreint.<br>Je sais que, pour tout cela et plus encore, j’aime <em>Je sais</em>.</p>



<p><em>«&nbsp;Je sais qu’on dit «&nbsp;Au revoir&nbsp;», mais jamais «&nbsp;Au réécouter.&nbsp;» »</em></p>



<p><em><a href="https://www.cheyne-editeur.com/index.php/grands-fonds/145-je-sais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je sais, Ito Naga, Cheyne, 17 euros, 80 pages</a></em></p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Le génie serein d&#8217;Augusta Amiel-Lapeyre</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/le-genie-serein-daugusta-amiel-lapeyre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 13:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Augusta Amiel-Lapeyre]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d&#039;échos]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Notre âme est comme le fruit. En murissant elle se détache.&#160;» Une immense joie doublée d&#8217;une grande admiration, voilà ce que je ressens à la lecture des Pensées sauvages d&#8217;Augusta Amiel-Lapeyre. Pages après pages, je suis conquis par son écriture si précise alliée à une grande finesse psychologique. Son altruisme,&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«&nbsp;Notre âme est comme le fruit. En murissant elle se détache.&nbsp;»</em></p>



<p>Une immense joie doublée d&rsquo;une grande admiration, voilà ce que je ressens à la lecture des <a href="http://www.lachambredechos.com/livre.php?livre_id=73"><em>Pensées sauvages</em> d&rsquo;Augusta Amiel-Lapeyre</a>. Pages après pages, je suis conquis par son écriture si précise alliée à une grande finesse psychologique. Son altruisme, son acuité ainsi que sa profonde humanité me l&rsquo;ont rendue infiniment attachante. Mais qui donc se cache derrière cette étourdissante aphoriste dont tout l&rsquo;art consiste à faire rimer simplicité avec clarté&nbsp;?</p>



<p><em>«&nbsp;Les nuances, c&rsquo;est la syntaxe des sensibles.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;La folie peut éclairer la raison à la manière de ces feux incendiaires qui projettent leurs sinistres lueurs sur tous les environs.&nbsp;»</em></p>



<p>Augusta Amiel-Lapeyre (1858-1944) a passé toute sa vie dans un petit village près de Carcassonne, à Villegailhenc. Son mari était organiste et elle eut trois enfants dont l&rsquo;un, Denys, fut un auteur de théâtre reconnu pendant l&rsquo;Entre-deux-guerres. Attentive aux autres et à elle-même, elle a passé sa vie à noter dans un petit calepin bleu ses impressions et ses observations sur le monde qui l&rsquo;entourait. Quatre recueils ont été publiés dont un préfacé par Francis Jammes qui la décrivait en ces termes&nbsp;: <em>«&nbsp;Une femme possédée par le génie de ses pensées au fond d&rsquo;un village de l&rsquo;Aude. Elle est arrivée à cette haute production sans effort au cours d&rsquo;une vie couleur de feuille d&rsquo;automne. Les yeux grands ouverts sur le ciel intérieur.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;Les larmes que l&rsquo;on montre ne sont pas les plus amères.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;Trop chercher à briller, n&rsquo;est-ce pas vouloir coiffer les autres d&rsquo;un éteignoir&nbsp;?&nbsp;»</em></p>



<p>Suivant la tradition des <em>Maximes</em> de la Rochefoucauld, Augusta Amiel-Lapeyre a à cœur de démasquer les vices de l&rsquo;amour-propre pour mieux mettre en valeur les vertus tels que la bonté ou encore la justice. Louant la vie à la campagne, elle pose sur l&rsquo;humanité un regard fin et parfois mordant qui n&rsquo;est pas sans rappeler celui de <a href="https://aphorismundi.com/actualite/renard-un-diariste-authentique/">Jules Renard dans son <em>Journal</em></a>. Dans ce recueil, elle s&rsquo;ingénie à creuser en profondeur les mêmes thématiques plutôt que d&rsquo;éparpiller son talent dans un éventail infini de sujets. L&rsquo;homme est son sujet et elle fore si bien la conscience de ces prochains que des trésors de maximes en jaillissent.</p>



<p><em>«&nbsp;Il y a des âmes fermées à double tour qui ne donnent jamais la clé de leur serrure. Pourtant elles ne renferment rien de précieux.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;Etre intelligent c&rsquo;est comprendre toutes les souffrances.&nbsp;»</em></p>



<p>Très emblématique de la pensée de son autrice, cet aphorisme laisse entendre qu&rsquo;Augusta Amiel-Lapeyre place la compréhension d&rsquo;autrui au-dessus de tout autre valeur morale et que l&rsquo;intelligence appartient plus au domaine du cœur qu&rsquo;à celui de la raison. Quoi de plus juste et de plus humain que cette remarque&nbsp;! Pour finir, remercions <em><a href="http://www.lachambredechos.com/">La Chambre d&rsquo;échos</a> </em>d&rsquo;avoir publié, avec le concours de ses arrière-petits-enfants, ce recueil de pensées qui donne la furieuse envie de découvrir les œuvres intégrales de son autrice.</p>



<p><em>«&nbsp;La maison c&rsquo;est le nid des jeunes et la carapace des vieux.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;Quand nous avons traversé une série de jours pénibles nous croyons avoir gagné une victoire&nbsp;; tandis que c&rsquo;est le temps qui a triomphé de notre vie.&nbsp;»</em></p>



<p>Un génie. Le grand mot est lâché. Un génie de l&rsquo;aphorisme est là, sous nos yeux. Il ne reste donc plus qu&rsquo;à lire et se taire.</p>



<p><em>«&nbsp;Crois à mon bonheur pour que j&rsquo;y croie aussi.&nbsp;»</em></p>



<p><em>Augusta Amiel-Lapeyre, Pensées sauvages, La Chambre d&rsquo;échos, 16 euros</em></p>
<p>Cet article <a href="https://aphorismundi.com/le-blog/le-genie-serein-daugusta-amiel-lapeyre/">Le génie serein d&rsquo;Augusta Amiel-Lapeyre</a> est apparu en premier sur <a href="https://aphorismundi.com">Aphorismundi</a>.</p>
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		<title>Apocalypse Now</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/apocalypse-now/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 14:57:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Auxeméry]]></category>
		<category><![CDATA[Le taillis pré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Un grand oiseau picore la fumée jaillie des longs tubes de métal dans une campagne toute neuve, habitée exclusivement de friches d’immeuble morts. Les vitres effondrées babillent de sanglots de suie, la pluie sale pisse sur les façades.&#160;» Quelle sublime et désespérante image que cet oiseau condamné à picorer de&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«&nbsp;Un grand oiseau picore la fumée jaillie des longs tubes de métal dans une campagne toute neuve, habitée exclusivement de friches d’immeuble morts. Les vitres effondrées babillent de sanglots de suie, la pluie sale pisse sur les façades.&nbsp;»</em></p>



<p>Quelle sublime et désespérante image que cet oiseau condamné à picorer de la fumée dans un monde dévasté&nbsp;! Cette vision si saisissante que l’on croirait tout droit sortie d’un film de science-fiction cauchemardesque est emblématique de ce livre à la poésie glauque et sonore.</p>



<p><em>«&nbsp;Ici, les eaux s’écroulent d’une voûte vide de divinités qu’on puisse invoquer, ou supplier, ou maudire. Là, ces dieux survivent encore dans des caboches – pures poches de pus.&nbsp;»</em></p>



<p>Dans les <em>Aphorismes du pire</em>, le poète Jean-Paul Auxeméry donne forme et vie à un paysage désolé où l’économie de marché s’est écroulée, où les êtres humains peinent à respirer, et où les mots ne font désormais plus sens. Ecrit en l’an 2000 et publié par la maison d’édition belge <em>Le taillis pré</em>, cet ouvrage à la force sensuelle et tellurique offre la vision désespérée d’une humanité composée de nécessiteux qui errent sur une planète poubelle, devenue infertile.</p>



<p><em>«&nbsp;Un arbre, là, pense que ses feuilles poussent, lui. Il y a toutefois à ses pieds une flaque ironique disant, avec un reflet de ciel barbouillé, qu’il n’en est rien.&nbsp;»</em></p>



<p>En dehors des qualités évidentes de sa langue macabre et raffinée, le tour de force d’Auxeméry est de donner à l’aphorisme une grande force narrative et un pouvoir d’évocation contre-utopique. A rebours de la tradition morale et philosophique, le poète tord cette forme de sagesse lacunaire afin de la transformer en instrument privilégié d’une contemplation hallucinée et infernale.</p>



<p><em>«&nbsp;Ici vous ne respirerez jamais qu’entre amertume et révulsion, avec une échappée parfois, vers des gouffres aimables.&nbsp;»</em></p>



<p>Tableaux d’un Jérome Bosch contemporain devenu fou, ces aphorismes sonnent un avertissement parfois non dénué d’humour sur l’état de la planète et les devenirs possibles d’un potentiel effondrement. Au cours des siècles, les poètes ont souvent fait office de prophètes des temps nouveaux&nbsp;; écoutons dès lors s’élever la voix sublime de l’oracle :</p>



<p><em>«&nbsp;Un vent qui porte, et ne sait que porter, &#8211; mais quoi&nbsp;? – mime un vent qui pourrait, mais ne peut plus&nbsp;; un vent mime un vent, dans les bras rouges du prunus.</em></p>



<p><em>Ce prunus est cette créature de sang qui s’effraie&nbsp;; sa sève boit cet effluve.</em></p>



<p><em>Un vent mime un vent mime un vent.&nbsp;»</em></p>



<p><em>Les aphorismes du pire, Auxeméry, <a href="https://editeurssinguliers.be/editeur/taillis-pre/">Le Taillis pré</a>, 58 p., 8 euros</em></p>
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		<title>A la découverte de Louis Scutenaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2017 09:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Allia]]></category>
		<category><![CDATA[La cinquième saison]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Scutenaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mes inscriptions]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre d'Alun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Je ne suis ni poète, ni surréaliste, ni Belge. » C&#8217;est par cette définition volontairement provocante et sarcastique que Louis Scutenaire tente de définir sa profonde marginalité ainsi que sa liberté radicale par rapport à la production littéraire de son époque. Né en 1905, il fréquente très vite le cercle des&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Je ne suis ni poète, ni surréaliste, ni Belge. »</em></p>
<p>C&rsquo;est par cette définition volontairement provocante et sarcastique que Louis Scutenaire tente de définir sa profonde marginalité ainsi que sa liberté radicale par rapport à la production littéraire de son époque. Né en 1905, il fréquente très vite le cercle des surréalistes belges composé de René Magritte, Camille Goemans ou encore Paul Nougé à qui il propose ses premiers poèmes. A partir de 1943, inspiré par les graffitis de Restif de la Bretonne, il entame la rédaction d&rsquo;un journal mêlant poésie et aphorismes intitulé <em>Mes inscriptions</em> dont le dernier tome s&rsquo;achèvera avec sa mort en 1987.</p>
<p><em>« Les ronces de la vie m&rsquo;affectent plus que ses roses ne m&rsquo;enchantent. »</em></p>
<p><em>« Une banalité me convient mieux qu&rsquo;une originalité à la mode. »</em></p>
<p>Quelques extraits de cette œuvre immense couvrant près de quarante années de la vie de l&rsquo;auteur ont été publiés et notamment le livre <em>La cinquième saison</em>, paru aux éditions La Pierre d&rsquo;Alun en 1983. Ce recueil est un parfait point d&rsquo;entrée dans la production fantasque et foisonnante de l&rsquo;écrivain belge. Ne lui en déplaise, l&rsquo;influence du surréalisme se ressent à chaque ligne et en particulier dans sa poésie qui mêle onirisme et érotisme avec une certaine propension à la déstructuration du langage. Si vous souhaitez en savoir plus sur les rapports entre surréalisme et aphorisme, n&rsquo;hésitez pas à consulter <a href="https://aphorismundi.com/portraits/surrealisme-aphorisme-rencontre-marie-paule-berranger/" target="_blank" rel="noopener">notre grand entretien mené avec Marie-Paule Berranger, spécialiste du sujet.</a></p>
<p><em>« L&rsquo;aurore aux doigts de rose ouvre l&rsquo;écluse aux péniches des ténèbres, du crépuscule toile d&rsquo;araignée sourd une lumière maussade d&rsquo;où naît la déchirure éclatante de midi le juste. »</em></p>
<p>Anarchiste et anticapitaliste, Scutenaire n&rsquo;a de cesse de dénoncer une société injuste, avide de richesses et qui broie les pauvres sans repenser les fondements même de son inégalité. Son obsession érotique est elle aussi très présente dans ce recueil qui montre bien toute l&rsquo;étendue et la richesse de son talent. Percutants et avec une grande économie de moyens, ses aphorismes nous laissent comme hagards, abasourdis devant l&rsquo;incroyable acuité de ses réflexions. Par la diversité de son ton autant que par ses sujets, Scut, comme il aime signer, jamais ne lasse et touche au cœur même des choses.</p>
<p><em>« Répéter, répéter sans répit que la main du riche est toujours dans la poche du pauvre. »</em></p>
<p><em>« Dès mon plus jeune âge, toujours j&rsquo;ai été obsédé par les filles, et aujourd&rsquo;hui encore, mais dans une faible mesure, propre à contenir les graines d&rsquo;un canari pour un demi-jour. »</em></p>
<p>Si vous aimez <em>La cinquième saison</em>, n&rsquo;hésitez pas à vous procurer le journal complet de l&rsquo;auteur intitulé <em>Mes inscriptions</em> et dont les deux premiers tomes ont été réédités par la maison d&rsquo;édition Allia. Ces deux recueils sont d&rsquo;une richesse et d&rsquo;une beauté telles que nous leur consacrerons à chacun un article, en temps voulu. Scutenaire est un véritable génie de l&rsquo;aphorisme qui a su utiliser au maximum les potentialités de cette forme brève. Chaque sentence a sa couleur, chaque poème recèle un amour et une maîtrise de la langue infinis. Assez méconnu en France, rendons-lui justice : lisons-le, diffusons-le !</p>
<p><em>« Ne jugez pas, contentez-vous de ne pas comprendre. »</em></p>
<p><em>La cinquième saison, Louis Scutenaire, Olivier O. Olivier, La Pierre d&rsquo;Alun, 65 p.</em></p>
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		<title>Les mots au bal musette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Sep 2017 18:58:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Editions du Laquet]]></category>
		<category><![CDATA[Nuits de nacre]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Fabre]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Peuchmaurd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La mélancolie est une femme bleue. Derrière la vitre, la mort monte.» En 1995, à l&#8217;occasion des Nuits de nacre, Pierre Peuchmaurd, poète et aphoriste surréaliste, ainsi que Patrick Fabre, photographe, ont mêlé leurs talents pour composer un livre rendant compte de l&#8217;atmosphère si particulière du festival d&#8217;accordéon de Tulle.&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« La mélancolie est une femme bleue. </i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>Derrière la vitre, la mort monte.»</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">En 1995, à l&rsquo;occasion des <i>Nuits de nacre</i>, Pierre Peuchmaurd, poète et aphoriste surréaliste, ainsi que Patrick Fabre, photographe, ont mêlé leurs talents pour composer un livre rendant compte de l&rsquo;atmosphère si particulière du festival d&rsquo;accordéon de Tulle. Hybride et humble dans sa facture, cet ouvrage exploite, pourtant, avec une grande maîtrise les ressources propres à ces deux arts qui se répondent l&rsquo;un l&rsquo;autre et se complètent sans jamais tomber dans l&rsquo;écueil de l&rsquo;illustration pure et simple.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>«  &#8211; Oui, le vautour existe</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>et la pieuvre a trois cœurs. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Le retard de Dieu n&rsquo;excuse pas son attente. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Pierre Peuchmaurd est poète avant tout mais c&rsquo;est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;une très belle œuvre d&rsquo;aphorismes <i>Fatigues </i>publiée par L&rsquo;Oie de Cravan en 2014 et que nous avions déjà eu l&rsquo;occasion d&rsquo;évoquer <a href="https://aphorismundi.com/actualite/fatigues-leveil-des-mots/" target="_blank" rel="noopener">dans un précédent article</a>. Le retrouver et lire ces quelques aphorismes poétiques publiés dans cet album des <i>Nuits de nacre</i> nous replonge avec délice dans cette langue surréaliste aux forts accents mélancoliques. Comiques, oniriques, ou encore contemplatifs, ces courts textes contiennent tout le talent et la bienveillance d&rsquo;une plume empreinte d&rsquo;humanité. Pierre Peuchmaurd aime les gens que Patrick Fabre a photographié et toute son empathie se ressent dans son écriture.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Sifflent les lanières qui attachent à l&rsquo;amour.</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>Ça écrit nerf sur blanc. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Le pari et l&rsquo;exercice périlleux du livre photographique sont ainsi réussis. Le texte instruit, déploie, élargit les photos et inversement. Il paraît être le fruit d&rsquo;un duo de funambules qui trouverait son équilibre l&rsquo;un grâce à l&rsquo;autre et qui voudrait se mettre en valeur mutuellement. La photographie d&rsquo;un enfant semblant sauter, presque s&rsquo;envoler au pied d&rsquo;une église ou d&rsquo;un cloître est particulièrement émouvante et le texte en écho est d&rsquo;une désarmante beauté :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Saute par-dessus la guerre, saute. Et </i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>saute par dessus Dieu, saute. Saute,</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>danse et meurs. Danse. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Cet album si sensible permet de voir une autre facette du talent de Pierre Peuchmaurd, attentif à la musique et aux hommes. En feuilletant ce livre, on rêve, on rit, on imagine la vie de ces autres qui dansent, qui tournent, que l&rsquo;on ne connaîtra jamais. Les mots subliment l&rsquo;image qui, en miroir, subliment les mots et on y est à Tulle, à entendre ces accordéons, à voir ces visages, ces sourires, ces solitudes. Ce livre est une invitation à un voyage couleur sépia, à la découverte de ces anonymes qui sautent, dansent et meurent mais surtout, et avant de le refermer et de le ranger au fond de sa bibliothèque, dansent.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« On allume, on éteint, on clignote et c&rsquo;est l&rsquo;aube. »</i></span></p>
<p align="LEFT"><i>Nuits de nacre, photographies : Patrick Fabre, textes : Pierre Peuchmaurd, Éditions du Laquet, 98 p.</i></p>
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		<title>Un vénéneux art de plaire</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/veneneux-art-de-plaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Sep 2017 08:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault de Séchelles]]></category>
		<category><![CDATA[Mille et une nuits]]></category>
		<category><![CDATA[Théorie de l'ambition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Pour nuire invisiblement à un homme de beaucoup d&#8217;esprit qui a le cœur mauvais, amenez les discours et les situations où peuvent être mis en évidence les vices et les travers qui le feront le plus détester. » Vous désirez briller en société, éclipser vos adversaires et entretenir votre insolente réputation ?&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Pour nuire invisiblement à un homme de beaucoup d&rsquo;esprit qui a le cœur mauvais, amenez les discours et les situations où peuvent être mis en évidence les vices et les travers qui le feront le plus détester. »</i></p>
<p>Vous désirez briller en société, éclipser vos adversaires et entretenir votre insolente réputation ? Cette <i>Théorie de l&rsquo;ambition,</i> écrite par Hérault de Séchelles, avocat génial et cynique du 18ème siècle, est faite pour vous ! Napoélon Bonaparte, dont nous avions déjà chroniqué le <i>Manuel du Chef </i> <a href="https://aphorismundi.com/alamarge/napoleon-caractere-dun-homme/" target="_blank" rel="noopener">dans un précédent article</a>, la conseillait même à ses proches sous le Consulat et l&rsquo;Empire. C&rsquo;est que ce livre au contenu explosif est sorti des presses en 1802, huit ans après la mort de son auteur, guillotiné pour trahison pendant la Terreur.</p>
<p><i>« On ne fait de grands progrès qu&rsquo;à l&rsquo;époque où l&rsquo;on devient mélancolique, qu&rsquo;à l&rsquo;heure où, mécontent d&rsquo;un monde réel, on est forcé de s&rsquo;en faire un plus supportable. »</i></p>
<p><i>« La société guérit de l&rsquo;orgueil, et la solitude de la vanité. »</i></p>
<p>Cet opus se présente sous la forme d&rsquo;un traité de facture classique mais à la charge ironique très forte. Fragments après fragments, on ne sait jamais si l&rsquo;auteur se veut sérieux ou cynique et tout le plaisir de lecture se situe dans cette ambivalence délicieuse qui laisse le lecteur sceptique et quelque peu suspicieux face à l&rsquo;objet qu&rsquo;il a en face de lui. L&rsquo;ordre du livre, quant à lui, répond à une logique précise allant des principes généraux guidant les Hommes jusqu&rsquo;à leurs applications pratiques dans le monde.</p>
<p><i>« Ayez une haute idée de vos facultés, et travaillez, vous les triplerez. »</i></p>
<p>Sous couvert d&rsquo;écrire un manifeste sérieux et édifiant, Hérault de Séchelles se moque ouvertement de la philosophie des Lumières très, voire trop selon lui, focalisée sur les pouvoirs de la raison au détriment du caractère passionnel de l&rsquo;homme. Il y enjoint l&rsquo;homme au cynisme afin d&rsquo;acquérir une position plus ou moins méritée dans la société. Le dernier chapitre intitulé <i>Logique des contractifs </i>peut même se lire aujourd&rsquo;hui comme un art du débat politique. Les conseils d&rsquo;ordre linguistique y sont souvent machiavéliques et brillants et nous permettent de réfléchir au mieux à nos stratégies de discours contemporaines.</p>
<p><i>« Ajouter à ses preuves, à ses objections, et à ses réponses, d&rsquo;autres preuves, d&rsquo;autres objections, d&rsquo;autres réponses en plus grand nombre, pour faire voir qu&rsquo;il n&rsquo;a presque rien vu dans le sujet. »</i></p>
<p><i>« Outrer l&rsquo;analyse, multiplier les divisions et les distinctions inutiles. »</i></p>
<p>Facétieux, ce livre invite donc à une double lecture : une première, au premier degré, fournira des indications utiles à tout ambitieux souhaitant faire sa place dans la société mais également une seconde, plus mélancolique, qui dénoncerait avec malice le système qu&rsquo;elle entend énoncer. Cette œuvre s&rsquo;inscrit ainsi dans le sillage des grands moralistes du 17ème siècle et nous rappelle qu&rsquo;après les <i>Caractères</i> de La Bruyère ou le <i>Héros </i>de Gracian , il est toujours de bon ton de réactualiser et d&rsquo;écrire un nouvel art d&rsquo;être courtisan.</p>
<p><i>« On devine le caractère d&rsquo;un homme par les choses qu&rsquo;il blâme ou approuve habituellement. »</i></p>
<p><i>Hérault de Séchelles, Théorie de l&rsquo;ambition, Mille et une nuits, 2,50 euros</i></p>
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		<title>Un manuel de provocation(s)</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/manuel-de-provocations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jul 2017 08:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Barbier]]></category>
		<category><![CDATA[Editions de l'éclat]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Juste Duits]]></category>
		<category><![CDATA[Logique de la bête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« J&#8217;ai peur du régime de la Corée du Nord, du nucléaire iranien, de la politique répressive de Vladimir Poutine, de la brutalité des talibans, des dictatures centre-africaines, de la politique agressive israélienne, mais ce qui m&#8217;épouvante au plus haut point, ce sont ces intégristes qui assistent à des messes en&#46;&#46;&#46;</p>
<p>Cet article <a href="https://aphorismundi.com/le-blog/manuel-de-provocations/">Un manuel de provocation(s)</a> est apparu en premier sur <a href="https://aphorismundi.com">Aphorismundi</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« J&rsquo;ai peur du régime de la Corée du Nord, du nucléaire iranien, de la politique répressive de Vladimir Poutine, de la brutalité des talibans, des dictatures centre-africaines, de la politique agressive israélienne, mais ce qui m&rsquo;épouvante au plus haut point, ce sont ces intégristes qui assistent à des messes en latin. »</em></p>
<p>Des fragments d&#8217;empêcheurs-de-tourner-en-rond, des aphorismes polémiques, des inventaires à la Prévert iconoclastes, tels sont les <em>Exercices d&rsquo;observations</em> proposés par Emmanuel Juste Duits et Didier Barbier dans la <em>Logique de la bête</em> aux Éditions de l’éclat. Ce court manuel de provocation à la pensée s&#8217;empare des faits et des notions d&rsquo;actualité les plus brûlants pour les passer, avec malice, au crible de l&rsquo;analyse et de l&rsquo;absurde.</p>
<p><em>« Sur scène, on jongle avec la causalité ; en coulisses, on replace les chaînes causales dans le sens de ses convictions. »</em></p>
<p><em>« Une vie, c&rsquo;est beau ; vingt milliards de vies, c&rsquo;est vingt milliards de fois plus beau et vaut bien des métros plus pleins, quelques éoliennes sur le Mont Saint-Michel, une exploitation intensive de la forêt amazonienne. »</em></p>
<p>De syllogismes loufoques en poèmes aussi engagés que dégagés, les deux auteurs de ce livre mettent en garde contre la paresse intellectuelle de notre époque qui consiste à accepter tous les discours prémâchés que l&rsquo;on entend sans les interroger au préalable. Très varié dans sa forme comme dans son fonds, ce recueil pique nos certitudes, pousse nos conceptions jusqu&rsquo;à leurs extrêmes limites dans le but salutaire de nous inciter à penser.</p>
<p><em>DÉLITS DE PENSÉE</em></p>
<p><em>« Les paroles sont des actes.</em></p>
<p><em>Certains actes sont des délits.</em></p>
<p><em>Donc certaines paroles sont des délits.</em></p>
<p><em>Certaines paroles sont des délits.</em></p>
<p><em>Les paroles expriment des pensées.</em></p>
<p><em>Donc certaines pensées sont des délits. »</em></p>
<p>Si certains passages sont délibérément provocateurs, d&rsquo;autres se font plus réflexifs et ont pour dénominateur commun le déraillement d&rsquo;une logique dominante qu&rsquo;il nous faudrait accepter comme telle. Le personnage protéiforme et récurent de Henri-Charles de la F. ponctue le livre de passages absurdes et le lecteur exerce avec joie sa pensée dans ce foisonnement d&rsquo;idées qui tiraille son esprit dans tous les sens.</p>
<p><em>« En sociologie, l&rsquo;unité de tension sociale est le « Bourdieu » (Symbole : Bo). Une émeute urbaine correspond environ à 7 000 000 Bo, un crachat à 0,05 Bo. »</em></p>
<p><em>« Nous avons la bioéthique ; les sauvages ont les tabous. »</em></p>
<p>En résulte un délice chaotique de lecture qui secoue toutes nos conceptions établies et nous laisse amusés et interloqués face à cet objet littéraire non identifiable. Après <a href="https://aphorismundi.com/alamarge/le-witz-revolutionnaire-de-heine/" target="_blank" rel="noopener"><em>Poétique et politique du Witz chez Heinrich Heine</em> que nous avions déjà présenté dans un précédent article</a>, les Éditions de l&rsquo;éclat propose avec la <em>Logique de la bête</em> une sorte de sottisier jubilatoire de la pensée contemporaine. Dans un monde où tout serait devenu relatif, ces <em>Exercices d&rsquo;observation</em> ont pour grande vertu d&rsquo;interroger frontalement le langage et de nous rappeler par la même la valeur et l&rsquo;importance du sens des mots.</p>
<p><em>« Vos propos m&rsquo;ont choqué ; merci de m&rsquo;avoir invité à penser. »</em></p>
<p><em>La logique de la bête, Duits et Barbier, Éditions de l&rsquo;éclat, 128 p., 9 euros</em></p>
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		<item>
		<title>Les très bonnes résolutions de Laurent Albarracin</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/tres-bonnes-resolutions-de-laurent-albarracin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2017 09:31:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[L'Oie de Cravan]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Albarracin]]></category>
		<category><![CDATA[Résolutions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Echafaudages, plans sur la comète, théories sur la foudre. Peut-être, mais quoi de mieux que de bâtir en l’air, battu par les vents. » Cet aphorisme exaltant la liberté, empli de souffle, peut être lu comme un véritable art poétique du recueil Résolutions de Laurent Albarracin. Quel délice pour l’esprit et&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Echafaudages, plans sur la comète, théories sur la foudre. Peut-être, mais quoi de mieux que de bâtir en l’air, battu par les vents. »</em></p>
<p>Cet aphorisme exaltant la liberté, empli de souffle, peut être lu comme un véritable art poétique du recueil <em>Résolutions</em> de Laurent Albarracin. Quel délice pour l’esprit et l’imagination que ce court volume publié chez L’Oie de Cravan ! Jeux de mots truculents, fragments poétiques, traits absurdes : tous les ingrédients sont réunis pour une lecture surprenante, amusante et instructive à la fois.</p>
<p><em>« Qu’y a-t-il au fond des « abîmes de perplexité » ? Réponse : une eau absolument égale. »</em></p>
<p><em>« Le mot « tarabiscoté » est tarabiscoté, cocasse, rigolo, bizarrement redondant, plein de lui-même jusqu’à l’aberration. Monté tout en muscles pétaradants et prêts à s’effondrer, travaillé à la tarière et au biseau, c’est un mot comme recuit dans ses complications, qui se donne des coups de coude dans les côtes pour faire rire la galerie qu’il a labyrinthique et farfelue. »</em></p>
<p>Car, au-delà du jeu de mots qui paraît titiller les papilles gustatives de la pensée et que l’auteur partage avec malice, c’est tout l’ordre d’un monde prétendument régi par des codes et des lois qui se retrouve bousculé par la folie des mots. Ces <em>Résolutions</em>, dans leur insoutenable légèreté, semblent être une ode au chaos créateur, à une sorte de joyeux désordre qui donnerait une forme floue et incertaine aux choses et aux êtres qui les environnent.</p>
<p><em>« Les cygnes glissent sur un lac de signifiants. »</em></p>
<p>Semblable à un <em>Parti pris des choses</em> emporté par une bourrasque surréaliste, ce recueil est teinté d’un certain animisme, qui confère aux objets et aux éléments, rebelles eux aussi, une dimension insolite et insolente. Entre la légèreté apparente de certains aphorismes et les développements poétiques plus profonds qu’il propose, cet opus parvient à maintenir l’attention du lecteur, qui attend avec plaisir la prochaine déflagration verbale ou bien la prochaine remarque mélancolique.</p>
<p><em>« Tout l’air est une baudruche crevée. »</em></p>
<p><em>« L’insecte ressemble au matériel de l’entomologiste. »</em></p>
<p>Fidèle à sa ligne éditoriale privilégiant les ouvrages à la veine surréaliste, comme c’étaient déjà les cas des <a href="https://aphorismundi.com/actualite/fatigues-leveil-des-mots/" target="_blank" rel="noopener"><em>Fatigues</em> de Pierre Peuchmaurd </a>ou encore de <a href="https://aphorismundi.com/chronique/autoportrait-surrealiste-fantasque/" target="_blank" rel="noopener"><em>L’Autoportrait aux yeux crevés</em> de Normand Lalonde</a>, L’Oie de Cravan enrichit son fonds des petites pépites que sont les <em>Résolutions</em> de Laurent Albarracin. Comique et émouvant, ce recueil, sans cesse, chante les louanges des mystères du monde et de ses langages laissant, à la fin de ces pages, son lecteur souriant et comme, pour ainsi dire, <em>réenchanté</em>.</p>
<p style="text-align: left;"><em>« Pour mieux sortir des chemins battus, il faut les battre encore et encore. Jusqu’à l’extase. »</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Résolutions, Laurent Albarracin, L’Oie de Cravan, 80 p., 11 euros</em></p>
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