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	<title>Pensées Archives - Aphorismundi</title>
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	<description>Association de promotion de l’aphorisme </description>
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		<title>Le génie serein d&#8217;Augusta Amiel-Lapeyre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 13:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Augusta Amiel-Lapeyre]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d&#039;échos]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Notre âme est comme le fruit. En murissant elle se détache.&#160;» Une immense joie doublée d&#8217;une grande admiration, voilà ce que je ressens à la lecture des Pensées sauvages d&#8217;Augusta Amiel-Lapeyre. Pages après pages, je suis conquis par son écriture si précise alliée à une grande finesse psychologique. Son altruisme,&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«&nbsp;Notre âme est comme le fruit. En murissant elle se détache.&nbsp;»</em></p>



<p>Une immense joie doublée d&rsquo;une grande admiration, voilà ce que je ressens à la lecture des <a href="http://www.lachambredechos.com/livre.php?livre_id=73"><em>Pensées sauvages</em> d&rsquo;Augusta Amiel-Lapeyre</a>. Pages après pages, je suis conquis par son écriture si précise alliée à une grande finesse psychologique. Son altruisme, son acuité ainsi que sa profonde humanité me l&rsquo;ont rendue infiniment attachante. Mais qui donc se cache derrière cette étourdissante aphoriste dont tout l&rsquo;art consiste à faire rimer simplicité avec clarté&nbsp;?</p>



<p><em>«&nbsp;Les nuances, c&rsquo;est la syntaxe des sensibles.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;La folie peut éclairer la raison à la manière de ces feux incendiaires qui projettent leurs sinistres lueurs sur tous les environs.&nbsp;»</em></p>



<p>Augusta Amiel-Lapeyre (1858-1944) a passé toute sa vie dans un petit village près de Carcassonne, à Villegailhenc. Son mari était organiste et elle eut trois enfants dont l&rsquo;un, Denys, fut un auteur de théâtre reconnu pendant l&rsquo;Entre-deux-guerres. Attentive aux autres et à elle-même, elle a passé sa vie à noter dans un petit calepin bleu ses impressions et ses observations sur le monde qui l&rsquo;entourait. Quatre recueils ont été publiés dont un préfacé par Francis Jammes qui la décrivait en ces termes&nbsp;: <em>«&nbsp;Une femme possédée par le génie de ses pensées au fond d&rsquo;un village de l&rsquo;Aude. Elle est arrivée à cette haute production sans effort au cours d&rsquo;une vie couleur de feuille d&rsquo;automne. Les yeux grands ouverts sur le ciel intérieur.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;Les larmes que l&rsquo;on montre ne sont pas les plus amères.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;Trop chercher à briller, n&rsquo;est-ce pas vouloir coiffer les autres d&rsquo;un éteignoir&nbsp;?&nbsp;»</em></p>



<p>Suivant la tradition des <em>Maximes</em> de la Rochefoucauld, Augusta Amiel-Lapeyre a à cœur de démasquer les vices de l&rsquo;amour-propre pour mieux mettre en valeur les vertus tels que la bonté ou encore la justice. Louant la vie à la campagne, elle pose sur l&rsquo;humanité un regard fin et parfois mordant qui n&rsquo;est pas sans rappeler celui de <a href="https://aphorismundi.com/actualite/renard-un-diariste-authentique/">Jules Renard dans son <em>Journal</em></a>. Dans ce recueil, elle s&rsquo;ingénie à creuser en profondeur les mêmes thématiques plutôt que d&rsquo;éparpiller son talent dans un éventail infini de sujets. L&rsquo;homme est son sujet et elle fore si bien la conscience de ces prochains que des trésors de maximes en jaillissent.</p>



<p><em>«&nbsp;Il y a des âmes fermées à double tour qui ne donnent jamais la clé de leur serrure. Pourtant elles ne renferment rien de précieux.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;Etre intelligent c&rsquo;est comprendre toutes les souffrances.&nbsp;»</em></p>



<p>Très emblématique de la pensée de son autrice, cet aphorisme laisse entendre qu&rsquo;Augusta Amiel-Lapeyre place la compréhension d&rsquo;autrui au-dessus de tout autre valeur morale et que l&rsquo;intelligence appartient plus au domaine du cœur qu&rsquo;à celui de la raison. Quoi de plus juste et de plus humain que cette remarque&nbsp;! Pour finir, remercions <em><a href="http://www.lachambredechos.com/">La Chambre d&rsquo;échos</a> </em>d&rsquo;avoir publié, avec le concours de ses arrière-petits-enfants, ce recueil de pensées qui donne la furieuse envie de découvrir les œuvres intégrales de son autrice.</p>



<p><em>«&nbsp;La maison c&rsquo;est le nid des jeunes et la carapace des vieux.&nbsp;»</em></p>



<p><em>«&nbsp;Quand nous avons traversé une série de jours pénibles nous croyons avoir gagné une victoire&nbsp;; tandis que c&rsquo;est le temps qui a triomphé de notre vie.&nbsp;»</em></p>



<p>Un génie. Le grand mot est lâché. Un génie de l&rsquo;aphorisme est là, sous nos yeux. Il ne reste donc plus qu&rsquo;à lire et se taire.</p>



<p><em>«&nbsp;Crois à mon bonheur pour que j&rsquo;y croie aussi.&nbsp;»</em></p>



<p><em>Augusta Amiel-Lapeyre, Pensées sauvages, La Chambre d&rsquo;échos, 16 euros</em></p>
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		<title>Les gammes littéraires de Franz Liszt</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/gammes-litteraires-de-franz-liszt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jul 2016 11:58:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Franz Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Le Passeur Editeur]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Propager en mots et en actions la petite part de connaissance et de technique qui m&#8217;a été donnée, comme Forme et Moyen du Vrai et du Divin. » Telle est la mission que Franz Liszt s&#8217;est fixée et a rempli tout au long de sa vie à travers son œuvre aussi&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Propager en mots et en actions la petite part de connaissance et de technique qui m&rsquo;a été donnée, comme Forme et Moyen du Vrai et du Divin. »</i></p>
<p>Telle est la mission que Franz Liszt s&rsquo;est fixée et a rempli tout au long de sa vie à travers son œuvre aussi bien musicale que littéraire. Car si le talent de Liszt est souvent associé à la virtuosité pianistique, ce compositeur romantique, amateur de bons mots, a également exercé son génie dans le domaine des lettres. En ce sens, la maison d&rsquo;édition Le Passeur Éditeur a eu la brillante idée de rassembler en un recueil ces <i>Pensées intempestives</i> afin de faire découvrir à un plus large public les gammes littéraires méconnues de ce célèbre musicien.</p>
<p><i>« J&rsquo;aime tant la paix, que je commettrais des bassesses pour la maintenir, si je ne savais que les bassesses la compromettent le plus. »</i></p>
<p>Collectionneur des éditions de Chamfort, ainsi que nous l&rsquo;apprend l&rsquo;éclairante postface de Nicolas Dufetel, Liszt a toujours proclamé un goût certain pour l&rsquo;art de l&rsquo;aphorisme qu&rsquo;il avait l&rsquo;occasion de pratiquer dans les divers salons qu&rsquo;ils fréquentaient. Loin de se borner au seul domaine de la musique, les <i>Pensées intempestives</i> du compositeur, soigneusement organisées de manière thématique, sont à l&rsquo;image de leur auteur : éclectiques !</p>
<p><i>« On sait que la vie n&rsquo;est que l&rsquo;apprentissage de la mort ; cependant, la leçon que nous en donne la mort de nos amis nous accable. »</i></p>
<div class="video-container"><iframe title="Martha Argerich,Liszt Funerailles" width="700" height="525" src="https://www.youtube.com/embed/jv08OinmQ8k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
<p>De considérations générales sur l&rsquo;art, en passant par des portraits de compositeurs et d&rsquo;écrivains, pour finir sur des réflexions spirituelles et religieuses, cet ouvrage donne à voir l&rsquo;étendue des talents et des intérêts de cet homme insaisissable à bien des égards. Imprégnées d&rsquo;un catholicisme ardent, les réflexions de Listz constituent un témoignage historique inestimable sur les enjeux artistiques et philosophiques du 19<sup>ème </sup>siècle.</p>
<p><i>« Wagner ose être sublime, marcher dans sa voie sans nul souci du vulgaire – monter, et monter toujours !»</i></p>
<p>Si le style littéraire de Liszt n&rsquo;atteint pas les flamboyances de son génie musical, il n&rsquo;en reste pas moins intéressant de lire cet opus qui se fait l&rsquo;écho des problématiques de son temps. En effet, à la lecture de ses <i>Pensées</i>, on peut regretter un défaut d&rsquo;audace aussi bien stylistique que thématique qui confine parfois certains des aphorismes du compositeur à un classicisme un peu plat. De même, l&rsquo;enthousiasme religieux de Liszt alourdit quelquefois la lecture de ses réflexions qui manifestent, par ailleurs, un amour profond pour l&rsquo;humanité, malgré les défauts qui la constituent.</p>
<div class="video-container"><iframe title="Liszt - Vallée d&#039;Obermann (Claudio Arrau)" width="700" height="394" src="https://www.youtube.com/embed/BZ2AqIzHSQw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
<p><i>« Prenons patience et, dans les mauvais jours, restons fidèles à l&rsquo;éternité ! »</i></p>
<p>Au-delà de ces quelques réserves, le lecteur prend, toutefois, un immense plaisir à découvrir une autre facette du génie de ce compositeur d&rsquo;exception. Ses positions sur la peine de mort ou encore sur le rôle de la critique en art sont savoureuses d&rsquo;inactualité et certaines de ses réflexions nous touchent parfois en plein cœur. A l&rsquo;instar d&rsquo;autres compositeurs avant lui comme Jean-Sébastien de Laborde auquel nous avons déjà consacré <a href="https://aphorismundi.com/alamarge/laborde-un-aphoriste-musicien/" target="_blank" rel="noopener">un article</a>, Liszt parvient à perpétuer avec goût cet art de la formule qu&rsquo;il admirait tant chez les moralistes français du 17<sup>ème</sup> siècle. Saluons enfin l&rsquo;initiative de la maison d&rsquo;édition Le Passeur Éditeur qui porte à notre connaissance ces fragments rares et peu connus de Liszt, dont la lecture ravira aussi bien les passionnés de musique que d&rsquo;aphorismes.</p>
<p><i>« Il est bon, ce me semble, de ne pas toujours savoir trop exactement ce qu&rsquo;on veut dire, pour le dire avec d&rsquo;autant plus de charme et d&rsquo;énergie. »</i></p>
<p><i>Franz Liszt, Tout le ciel en musique Pensées intempestives, Le Passeur Éditeur, 18,50 euros</i></p>
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		<title>La foudre ne tombe jamais deux fois&#8230;</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/foudre-ne-tombe-jamais-deux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 May 2016 09:42:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Coppens]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Triptyque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Des couleurs au bouquet, il n&#8217;y a qu&#8217;un cœur à donner. » Cet aphorisme de Patrick Coppens, extrait de ses Pensées pensives, résume à lui seul la tonalité dominante de ce recueil qui oscille en permanence entre onirisme et poésie. D&#8217;observations techniques sur la peinture et en particulier sur l&#8217;usage de&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Des couleurs au bouquet, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un cœur à donner. »</em></p>
<p>Cet aphorisme de Patrick Coppens, extrait de ses <em>Pensées pensives</em>, résume à lui seul la tonalité dominante de ce recueil qui oscille en permanence entre onirisme et poésie. D&rsquo;observations techniques sur la peinture et en particulier sur l&rsquo;usage de la couleur en réflexions et maximes morales, l&rsquo;auteur livre ici un ouvrage délicat, d&rsquo;une profonde pudeur, qui se veut contemplation attentive du monde.</p>
<p><em>« J&rsquo;ai dormi dans un rêve étroit ; me suis réveillé plein de nuit. »</em></p>
<p>Inspiré par les <em>Pensées</em> de Lichtenberg, que nous avions déjà eu l&rsquo;occasion de présenter <a href="https://aphorismundi.com/classique/lichtenberg-laphorisme-en-lumiere/" target="_blank" rel="noopener">dans un article précédent</a> et auquel il rend hommage en les citant à plusieurs reprises, Coppens engage dans son livre un dialogue, par delà les siècles, avec cet écrivain des Lumières allemandes. Les aphorismes de ce dernier entrent en écho avec les réflexions actuelles de Coppens qui signe ici une réappropriation poétique et féconde de l’œuvre de Lichtenberg.</p>
<p><em>« Donne à ton esprit l&rsquo;habitude du doute et à ton cœur celle de la tolérance. » Lichtenberg</em></p>
<p>Patrick Coppens a des fulgurances ! Certains de ses aphorismes, toujours très courts, favorisant dès lors un rapport privilégié avec le silence, nous foudroient de précision, de justesse et d&rsquo;émotion. Si tous ne se valent pas en terme de profondeur, l&rsquo;impression qu&rsquo;ils nous laissent est celle d&rsquo;une grande générosité rêveuse et pudique, qui semble toucher le monde du bout du doigt de peur de ne devoir l&#8217;embrasser tout entier.</p>
<p><em>« Il s&rsquo;ennuie à mourir ; chaque chose en son temps. »</em></p>
<p>Décomposé en quatre parties abordant des thématiques différentes, ce livre est l&rsquo;expression d&rsquo;une sensibilité débordante à la poésie de l&rsquo;univers. Si la partie consacrée à la peinture nous touche moins, elle fait toutefois écho aux œuvres colorées de l&rsquo;auteur reproduites dans le recueil et favorise une approche transdisciplinaire de l&rsquo;objet-livre qui s&rsquo;écrit de manière autant scriptural que pictural.</p>
<p><em>« Peu m&rsquo;importe d&rsquo;être presque seul, sauf quand il s&rsquo;agit de partager le dernier poème de la nuit. » (à Lise-Florence Villeneuve)</em></p>
<p>L&rsquo;une des dernières réserves que nous pourrions formuler à l&rsquo;endroit des <em>Pensées pensives</em> se situe dans le côté lâche et distendu de sa structure. Abordant une infinité de sujets avec des tons plutôt variés, même si la tonalité principale reste proche d&rsquo;un onirisme poétique, le lecteur peine à entendre une voix singulière et bien définie. Tout se passe comme si les aphorismes de Coppens était nimbés de brouillard et de ténèbres, les rendant parfois insaisissables à la lecture. Mais peut-être est-ce là un effet recherché ? L&rsquo;indéfinition, qui produit le mystère et laisse l&rsquo;œuvre hors de notre portée, serait-elle inhérente à la construction même de ce recueil ?</p>
<p><em>« Envoûtements. Je ne savais que naître et demander pardon. »</em></p>
<p>Aux amateurs de peinture et d&rsquo;aphorismes sur les beaux-arts, procurez-vous cet opus qui rend sensible le goût et l&rsquo;usage de la couleur dans l&rsquo;art de peindre. A tous les autres, ce livre procède par déflagrations : certaines maximes vous touchent à cœur quand d&rsquo;autres semblent passer à côté de leurs cibles. Amis lecteurs, êtes-vous prêts pour des coups de foudre ?</p>
<p><em>« Et si le bonheur ne consistait pas seulement à être heureux ? »</em></p>
<p><em>Pensées pensives, Patrick Coppens, Triptyque, 88 p., 25 dollars</em></p>
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		<title>Les pensées d&#8217;un empereur</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/pensees-dun-empereur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2016 11:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Belles Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Aurèle]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ressembler au promontoire, sur lequel sans cesse se brisent les vagues : lui, reste debout et autour de lui viennent mourir les bouillonnements du flot. » Cet aphorisme aux accents profondément sublimes et stoïques est extrait des fameuses Pensées de Marc Aurèle, empereur romain qui régna de 161 à 180 après Antonin&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« Ressembler au promontoire, sur lequel sans cesse se brisent les vagues : lui, reste debout et autour de lui viennent mourir les bouillonnements du flot. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Cet aphorisme aux accents profondément sublimes et stoïques est extrait des fameuses <i>Pensées</i> de Marc Aurèle, empereur romain qui régna de 161 à 180 après Antonin le Pieux dont il fut le fils adoptif. Dirigeant juste et respecté, il mena sa vie en philosophe et fut particulièrement séduit par le stoïcisme qu&rsquo;il mettra en pratique tout au long de sa vie. Ses <i>Pensées pour moi-même</i> se composent de notes, de citations ou de développements permettant d&rsquo;expliciter le contenu de la doctrine stoïque ainsi que sa mise en application dans la vie de l&rsquo;homme.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Chaque être a sa destination, comme le cheval, la vigne. Cela t&rsquo;étonne ? Le soleil lui aussi, dira-t-il, est fait pour une fonction, ainsi que les autres Dieux. Et toi donc, pourquoi es-tu créé ? Pour jouir ? Vois si cette pensée est soutenable. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Mais avant de s&rsquo;engager plus avant dans la doctrine stoïcienne, arrêtons nous, un instant, sur l&rsquo;esthétique du volume que nous propose la maison d&rsquo;édition Les Belles Lettres. Ce recueil, dans son aspect physique, est d&rsquo;une rare beauté et paraît être le fruit d&rsquo;amoureux du livre pour lesquels la qualité du grain de la page est aussi importante que le contenu de ce dernier. La typographie et l&rsquo;impression sont, en effet, soignées et les illustrations de Scott Pennor&rsquo;s, délicates et merveilleuses, ajoutent une dimension contemplative à la lecture de Marc Aurèle. La présentation d&rsquo;Aimé Puech est éclairante, la traduction fluide et très agréable à lire, les notes en bas de page sont présentes mais ne gênent pas pour autant notre découverte du texte. En bref, le soin apporté à l&rsquo;édition de ces <i>Pensées</i> est tel qu&rsquo;il qu&rsquo;il nous paraît juste et nécessaire de souligner le grand travail effectué par Les Belles Lettres afin d&rsquo;encourager d&rsquo;autres maisons à proposer des objets de si belle facture.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Qu&rsquo;il est ridicule et étrange l&rsquo;homme qui s&rsquo;étonne de quoi que ce soit qui arrive dans la vie. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Cette parenthèse achevée, revenons-en au fond de la philosophie proposée par Marc Aurèle. Ses <i>Pensées</i> sont intéressantes en tant qu&rsquo;elles nous proposent l&rsquo;exercice d&rsquo;un stoïcisme incarné par la personnalité bienveillante de l&#8217;empereur. La première étape de cette doctrine consiste à savoir ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. Pour ce qui dépend de nous, il nous incombe de faire notre devoir et de pratiquer le bien, car tel est le penchant de toute nature raisonnable et sociable ; au contraire, nous ne devons pas nous préoccuper de ce qui ne dépend pas de nous, ne pas nous laisser atteindre par les choses extérieures car nous n&rsquo;avons aucun pouvoir sur elle. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Quoi qu&rsquo;il t&rsquo;arrive, cela t&rsquo;était préparé de toute éternité et la trame serrée des causes liait depuis toujours ta substance à cet accident. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Par ailleurs, en bannissant l&rsquo;opinion que nous portons sur les choses, et en particulier sur le fait de savoir si elles sont bonnes ou mauvaises, nous pouvons garder notre guide intérieur (que Marc Aurèle désigne également comme génie et qui consiste en cette parcelle de conscience universelle qui nous relie au tout et aux Dieux) serein et exempt de toute vicissitude, le but visé étant l&rsquo;ataraxie ou absence de trouble.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Boute dehors l&rsquo;opinion, tu es sauvé. Qui donc t&#8217;empêche de la bouter dehors ? »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">De même, les stoïciens et Marc Aurèle le premier, proposent une vision de la mort dénuée de tout pathos et de toute horreur. A grands renforts de métaphores végétales comme celle de l&rsquo;olive, la mort est décrite comme un phénomène aussi naturel que la naissance, faisant partie du cycle de la vie et dont il ne faut pas s&rsquo;offusquer. En effet, qui s&rsquo;offenserait que l&rsquo;on moissonne les blés si ceux-ci sont murs ? Personne. Il en va de même pour la vie de l&rsquo;homme qui dans la mort se transforme pour laisser place à de nouveaux êtres. Le monde, si l&rsquo;on parvient à en avoir une vision juste et claire, est garant d&rsquo;un certain équilibre : la vie et la mort, le bien et le mal, le plaisir et la douleur, sont des notions qui se complètent dans la grande balance de l&rsquo;univers.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« La mort est, au même titre que la naissance, un mystère de la nature. L&rsquo;une est la combinaison des mêmes éléments qui dans l&rsquo;autre, se dissolvent en les mêmes. En somme, il n&rsquo;y a rien là dont on doive être humilié, car ce n&rsquo;est nullement contraire à la condition de l&rsquo;être intelligent ni au plan de sa constitution. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">L&rsquo;un des axiomes centraux du stoïcisme est aussi que tout se transforme sans cesse et que l&rsquo;homme n&rsquo;a que pour vérité l&rsquo;instant présent. Ce présent, si on le pense à l&rsquo;échelle du monde, rassemble toutes les expériences de la vie et toutes les conceptions abritées par la pensée et serait donc garant de l&rsquo;unité du monde. Par ailleurs, il est le moment dont on doit prendre soin, car le passé n&rsquo;est plus et l&rsquo;avenir n&rsquo;est pas encore, et tout se désagrège lentement autour de soi alors il faut se hâter de vivre selon sa nature en accord avec le bien et la justice.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Qui a vu le présent a tout vu, et tout ce qui a été depuis l&rsquo;infini et tout ce qui sera à l&rsquo;infini : car toute chose ont même origine et mêmes aspects. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Pour finir, ce livre est tellement riche qu&rsquo;il donnerait lieu, pendant des heures, à de multiples analyses et les angles ici abordés ne peuvent être que partiels. Ce qui est particulièrement agréable à sa lecture, c&rsquo;est la bienveillance et la sincérité qui se dégagent des propos de leur auteur. Malgré des pensées au caractère parfois répétitif, ce livre, loin de tout sophisme, est le témoignage d&rsquo;un art de vivre selon une doctrine. Inspirée par Épictète <a href="https://aphorismundi.com/classique/pour-un-stoicisme-complexe/" target="_blank" rel="noopener">dont nous avions déjà commenté les <i>Sentences et Fragments</i></a>, cette philosophie rigoureuse est rendue plus humaine et accessible par la personnalité de l&#8217;empereur Marc Aurèle qui tient les hommes soit en pitié s&rsquo;ils sont méchants, soit en estime s&rsquo;ils sont raisonnables. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Dans les exercices du gymnase, quelqu&rsquo;un, de ses ongles, nous a égratignés ou, se jetant sur nous, nous a meurtris d&rsquo;un coup de tête. Cependant nous ne manifestons pas, nous ne nous offensons pas, nous ne le soupçonnons pas de nous vouloir du mal à l&rsquo;avenir. Certes, nous nous gardons de lui, mais non comme d&rsquo;un ennemi, ni avec méfiance : nous l&rsquo;évitons bienveillamment. Qu&rsquo;il en soit à peu près de même dans les autres moments de la vie. Négligeons beaucoup de choses de la part de ceux qui sont, pour ainsi dire, nos compagnons de gymnase. Il est possible, en effet, comme je disais, de les esquiver, sans nous défier d&rsquo;eux, ni les haïr. » </i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Je ne saurai que trop vous conseiller cette lecture qui permet de réfléchir à notre propre conception de l&rsquo;art de vivre et nous pousse également à interroger certains de nos préjugés. Amoureux des beaux livres, procurez-vous cet ouvrage et vous le chérirez autant pour son contenu à la valeur philosophique inestimable que pour son aspect visuel et son grain de page délicat. La grande leçon pleine d&rsquo;optimisme que semble nous donner Marc Aurèle est : agis selon ta nature et si tu es bon et vigilant, tu seras alors sage et heureux car il n&rsquo;appartient qu&rsquo;à toi de l&rsquo;être, en d&rsquo;autres termes stoïques :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Vivre toujours parfaitement heureux. Notre âme en trouve en elle-même le pouvoir, pourvu qu&rsquo;elle demeure indifférente à l&rsquo;égard des choses indifférentes. »</i></span></p>
<p><i>Pensées pour moi-même, Marc Aurèle, Éditions Les Belles Lettres, 9,90 euros</i></p>
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		<title>Audouard : la joie de l&#8217;impertinence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2016 05:55:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Yvan Audouard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Donnez un bouquet de violettes à une vache, elle en fera une bouse. » Journaliste touche-à-tout, romancier, animateur d&#8217;une émission littéraire, dialoguiste pour le cinéma : Yvan Audouard n&#8217;a pas manqué d&#8217;exprimer l&#8217;insolence de son talent à travers ses multiples activités. A sa mort en 2004, il laisse derrière lui une œuvre&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« Donnez un bouquet de violettes à une vache, elle en fera une bouse. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Journaliste touche-à-tout, romancier, animateur d&rsquo;une émission littéraire, dialoguiste pour le cinéma : Yvan Audouard n&rsquo;a pas manqué d&rsquo;exprimer l&rsquo;insolence de son talent à travers ses multiples activités. A sa mort en 2004, il laisse derrière lui une œuvre protéiforme, complexe, où l&rsquo;art de l&rsquo;aphorisme avoisine celui du conteur provençal et même du narrateur de roman policier.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« C&rsquo;est au réveil que les songes s&rsquo;endorment. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Mais quelle sensibilité se dégage de sa plume d&rsquo;aphoriste ? Quel portrait émerge de ses <i>Pensées</i> publiées par la maison d&rsquo;édition Le Cherche midi éditeur en 1991 ? A la lecture de ses aphorismes, tentons de dessiner son visage, ses traits essentiels, comme vus de profil&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« On fait souvent de petites choses par orgueil et de grandes par vanité. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Tout d&rsquo;abord, ses <i>Pensées &#8211; </i>et il faut le souligner &#8211; sont de très belle facture. Soignées, équilibrées et tranchantes, elles ont souvent la sublime rigueur de la maxime et abordent des sujets aussi classiques que leurs formes le laissent entendre. Nous sommes bien en présence d&rsquo;un travail d&rsquo;artisan des mots et le soin qu&rsquo;Audouard leur apporte laisse deviner une intelligence précise et humble à la fois.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« On renonce aussi difficilement à ce qu&rsquo;on a qu&rsquo;à ce qu&rsquo;on désire. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">A ce classicisme parfois dans les thèmes et dans la forme, s&rsquo;ajoute une truculence toute rabelaisienne dans l&rsquo;écriture. A la frontière entre l&rsquo;esprit des boulevardiers et la jouissance libertaire de la provocation, Audouard s&rsquo;ingénie à ridiculiser ceux qui se croient forts ou riches alors qu&rsquo;ils ne sont, à son sens, que cons et vaniteux. La connerie est, d&rsquo;ailleurs, un sujet de prédilection de l&rsquo;aphoriste qui décline les différentes façons d&rsquo;être cons et surtout d&rsquo;être le con d&rsquo;un autre si ce n&rsquo;est de soi-même. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Que ceux qui disent : « Je suis peut-être un con mais&#8230; » se rassurent : ils le sont vraiment. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« La connerie rassemble plus qu&rsquo;elle ne divise : les cons, en effet, sont tellement persuadés d&rsquo;avoir raison qu&rsquo;ils n&rsquo;écoutent jamais ce que vous dites. Ce qui leur permet d&rsquo;être toujours d&rsquo;accord avec vous. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Un penchant pour la Provence et son âme si particulière saupoudrent ces <i>Pensées</i> de multiples rayons de soleil en accord avec la joie sereine et inquiète que diffuse ce recueil. Cette œuvre est placée aussi bien sous le signe de la méchanceté mordante qui déclenche un rire narquois que de la tendresse mélancolique qui provoque un sourire lointain.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Si on avait la clé des songes, à quoi servirait-il de rêver ? »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ces <i>Pensées</i> d&rsquo;Yvan Audouard sont donc celles d&rsquo;un aphoriste accompli, maîtrisant les arcanes de la langue pour donner à penser sur pléthore de sujets. Ces aphorismes sont loin d&rsquo;être innocents, ils attaquent et pratiquent avec brio l&rsquo;art de l&rsquo;inversion des valeurs. Comme sur la couverture du livre, Yvan Audouard, déguisé en César, regarde au loin, le sourire aux coins des lèvres, nous parvient de ses mots, ce même sourire habillé de l&rsquo;éclat d&rsquo;un regard généreux et profond. </span></p>
<p><i><span style="font-size: medium;">« Toujours envisager le pire risque d&rsquo;effaroucher le meilleur. »</span></i></p>
<p align="LEFT"><i>Pensées, Yvan Audouard, Le Cherche Midi éditeur, 72 francs</i></p>
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		<title>Pensées bleues : l’œuvre aux deux visages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 06:58:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Noguez]]></category>
		<category><![CDATA[Equateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Quand on va prendre l&#8217;avion, soigner ses sous-vêtements: on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe. » Tel est le genre d&#8217;aphorisme que l&#8217;on peut rencontrer à la lecture des Pensées bleues de Dominique Noguez, publiées aux éditions Équateurs. Ce recueil aux qualités inégales, illustré des dessins de Pierre-le-Tan, peine à&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Quand on va prendre l&rsquo;avion, soigner ses sous-vêtements: on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe. »</i></p>
<p>Tel est le genre d&rsquo;aphorisme que l&rsquo;on peut rencontrer à la lecture des <i>Pensées bleues</i> de Dominique Noguez, publiées aux éditions Équateurs. Ce recueil aux qualités inégales, illustré des dessins de Pierre-le-Tan, peine à se faire une place de choix au panthéon des œuvres d&rsquo;aphorismes contemporains.</p>
<p><i>« Si Dieu n&rsquo;existe pas, j&rsquo;exige d&rsquo;être remboursé ! »</i></p>
<p>Pour le dire simplement, nous sommes assez déçus des aphorismes que Dominique Noguez nous propose dans ses <i>Pensées bleues</i>. Parfois faciles, souvent attendues, les maximes de l&rsquo;écrivain manquent souvent de ce sel qui fait l&rsquo;éclat de la forme brève. Sans liens explicites ou implicites entre eux, traitant de sujets aussi graves que légers, les aphorismes de Noguez semblent pourtant manquer de corps et ne traduisent pas avec force le tempérament de leur auteur. Tièdes, à quelques rares exceptions qui rehaussent l&rsquo;intérêt du recueil, ils ne laissent pas d&#8217;empreinte particulière dans l&rsquo;âme du lecteur qui a juste passé un agréable moment en leur compagnie.</p>
<p><i>« Il n&rsquo;y a pas de justice ; il n&rsquo;y a que des hasards. »</i></p>
<p>Certains aphorismes sont, par ailleurs, vecteurs d&rsquo;une nostalgie un peu surannée, voire passéiste et paraissent déplorer un monde qui change, où le progrès technologique a remplacé les valeurs humaines. D&rsquo;autres se font l&rsquo;écho d&rsquo;une charge contre le politiquement correct qui régit notre société, charge tellement affichée que l&rsquo;auteur paraît tirer à boulets rouges sur certaines ambulances.</p>
<p><i>« On est « anticorrida », mais on adore son steak frites. »</i></p>
<p><i>« Ces inscriptions en anglais sur les T-shirts de milliards de gogos dans le monde, comme le putride cordon ombilical qui les relie au ventre de la grosse Mère Amérique. »</i></p>
<p>Peut-être sommes-nous d&rsquo;autant plus déçus que nous avions beaucoup aimé l&rsquo;ouvrage très érudit et pourtant très accessible de l&rsquo;auteur intitulé <i>La véritable origine des plus beaux aphorismes </i>(<a href="https://aphorismundi.com/alamarge/laphorisme-retour-aux-sources/">https://aphorismundi.com/alamarge/laphorisme-retour-aux-sources/</a>). Nous avons, toutefois, retrouvé toute la verve et la passion qui caractérisaient cet ouvrage, à la fin des <i>Pensées bleues</i> qui propose, à leur suite, un <i>Bref traité de l&rsquo;aphorisme</i>.</p>
<p><i>« Loin de se donner comme un édifice harmonieux et fonctionnel, la pensée se donne comme un entassement de rocs plus ou moins chaotiques. »</i></p>
<p>Dans ce court essai, toute l&rsquo;intelligence synthétique, le goût de la transmission, et l&rsquo;acuité de la pensée de Noguez se donnent rendez-vous pour introduire et définir avec clarté ce qu&rsquo;est l&rsquo;aphorisme. Tout lecteur, intéressé par cette forme d&rsquo;expression, devrait lire ce <i>Bref traité </i>qui présente de manière astucieuse et pédagogue les enjeux de cet art si particulier.</p>
<p><i>« Au royaume de l&rsquo;aphorisme, l&rsquo;étincelle est souvent prise pour le feu et l&rsquo;éclaboussure pour l&rsquo;eau. »</i></p>
<p>Mon sentiment face à cette œuvre est donc double : autant les aphorismes de Noguez m&rsquo;ont, pour la plupart, déçu, autant son <i>Bref traité</i> m&rsquo;a enchanté. A la lecture de ces <i>Pensées bleues</i>, je préfère, à ce jour, le Noguez théoricien passionné au Noguez aphoriste à proprement parler. Gageons que son prochain recueil saura inverser cette tendance et quittons-nous sur cet aphorisme drôle et enlevé!</p>
<p><i>« La cruauté est un plaisir tardif. Avec l&rsquo;âge, le surmoi s’use enfin. »</i></p>
<p><i>Dominique Noguez, Pensées bleues, Éditions des Équateurs, 12 euros</i></p>
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		<title>Décoiffantes pensées !</title>
		<link>https://aphorismundi.com/le-blog/les-decoiffantes-pensees-de-lec/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2016 10:06:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Lec]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Sa pensée est un pur plaisir. Elle ne féconde personne.» Tel n&#8217;est pas le cas de la pensée du polonais Stanisław Jerzy Lec qui, au contraire, continue à vous habiter, à vous féconder, longtemps après la lecture du recueil Nouvelles pensées échevelées. « Ne succombez jamais au désespoir : il ne tient&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>«Sa pensée est un pur plaisir. Elle ne féconde personne.»</em></p>
<p>Tel n&rsquo;est pas le cas de la pensée du polonais Stanisław Jerzy Lec qui, au contraire, continue à vous habiter, à vous féconder, longtemps après la lecture du recueil <em>Nouvelles pensées échevelées</em>.</p>
<p><em>« Ne succombez jamais au désespoir : il ne tient pas ses promesses. »</em></p>
<p>Pour être tout à fait honnête, j&rsquo;ai, longtemps, hésité, à écrire sur cette œuvre qui m&rsquo;inspire le plus grand respect et la plus profonde admiration. Elle compte, pour moi, parmi les meilleurs recueils d&rsquo;aphorismes au monde et est, à ce titre, très difficile à présenter.</p>
<p>C&rsquo;est donc avec un émerveillement empreint d&rsquo;une sincère déférence que je souhaite aborder cette œuvre capitale de la littérature aphoristique.</p>
<p><em>« Il avait l&rsquo;esprit ouvert, malheureusement à tous les vents. »</em></p>
<p>Tout d&rsquo;abord, Stanisław Jerzy Lec est un auteur peu connu en France et pourtant, culte en Pologne. Né en 1909 d&rsquo;une famille juive, il obtient une licence de droit en 1933. A partir de 1933 et jusque dans les années 50, il met sa plume au service de magazines communistes, rejoint l&rsquo;Union des écrivains soviétiques d&rsquo;Ukraine avant d&rsquo;être interné de 1941 à 1943 dans un camp de concentration duquel il s&rsquo;échappe, vêtu d&rsquo;un uniforme allemand. Déçu par le gouvernement communiste, il publie son premier recueil d&rsquo;aphorismes : <em>Pensées échevelées</em> en 1957 qu&rsquo;il complétera jusqu’en 1966, année de sa mort, pour donner naissance à ses <em>Nouvelles pensées échevelées</em>.</p>
<p><em>« L&rsquo;homme sert d&rsquo;intermédiaire entre ses propres mots. »</em></p>
<p>Ce qui caractérise le plus, à mon sens, l&rsquo;œuvre de Lec, c&rsquo;est cette méfiance vis-à-vis du politique dont il révèle les hypocrisies et les vices.</p>
<p><em>« Marx et Engels ont bien de la chance de pouvoir dissimuler leurs sourires ironiques dans leurs barbes touffues. »</em></p>
<p><em>« Quand les têtes tombent, ne baisse pas la tienne. »</em></p>
<p>Toujours vigilant face aux différentes formes d’oppression qu&rsquo;elles soient sociales ou économiques, Lec se fait le chantre d&rsquo;une liberté sauvage, insoumise et sans compromis. Toutes ses phrases respirent l&rsquo;irrévérence et toute convention, regardée a priori comme suspecte, est démantelée d&rsquo;un revers de mot.</p>
<p><em>« Certains ont l&rsquo;impression de descendre de singes qui étaient dans l&rsquo;arbre de la connaissance du bien et du mal. »</em></p>
<p><em>« L&rsquo;homme forme un tout, à moins que son prochain n&rsquo;en décide autrement. »</em></p>
<p>Ironiques, narquois même, tous ses aphorismes sentent le soufre et le sourire, chez Lec, loin d&rsquo;être propice à la gaieté ou la légèreté, paraît, être la meilleure façon de montrer ses dents à son adversaire.</p>
<p><em>« Dans leur curriculum vitae, beaucoup passent sous silence leur inexistence. »</em></p>
<p><em>«Il ne faut pas chasser l&rsquo;ennui avec le forces de police ! »</em></p>
<p>Rien n&rsquo;est gratuit, insouciant (ou peu d&rsquo;aphorismes qui constituent dès lors une respiration dans le texte) et tout chez Lec tend à l&rsquo;attaque. S&rsquo;en dégage ainsi une unité de ton qui, malgré la diversité de thèmes abordés, donne corps à l’œuvre et la rende cohérente.</p>
<p><em>« Dans la lutte des idées, ce sont les hommes qui périssent. »</em></p>
<p>Le scepticisme railleur et une certaine rage libertaire font, si j&rsquo;ose dire, tenir cette œuvre « debout », et le lecteur sort transformé, nourri de cette lecture qui prône les valeurs qui déjà étaient chères à Lichtenberg telles que l&rsquo;indépendance, la pensée en action ou encore la différence.</p>
<p><em>« Je suis pour la reprivatisation de la vie intérieure. »</em></p>
<p>Je ne peux que vous recommander, à mon tour, de courir librement et sauvagement vous procurer en librairie cet opus rédigé à la gloire ce qui est beau en l&rsquo;homme : sa faculté de dire non et de douter. En place de la désespérance et de l&rsquo;immobilisme actuels, écoutons au plus profond de ce 20ème siècle traversé par les guerres, cette voix nous interpeller et nous dire :</p>
<p><em>« Le temps fait son œuvre. Et toi, être humain ? »</em></p>
<p><em>Nouvelles pensées échevelées, Stanisław Jerzy Lec, Les éditions Noir sur Blanc et La librairie polonaise, 256 p., 10,05 euros</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le paradoxe Gainsbourg</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2015 14:23:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Gainsbourg]]></category>
		<category><![CDATA[Le Livre de Poche]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Je n&#8217;ai aucune prétention à être moi-même. » Ce moi-même si problématique chez Gainsbourg semble changer au gré de ses humeurs et de ses provocations. D&#8217;abord peintre, puis compositeur, ces Pensées, provocs et autres volutes nous dévoilent un chanteur complexe, retors qui ne se définit que par le masque qu&#8217;il revêt.&#46;&#46;&#46;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><i>« Je n&rsquo;ai aucune prétention à être moi-même. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ce moi-même si problématique chez Gainsbourg semble changer au gré de ses humeurs et de ses provocations. D&rsquo;abord peintre, puis compositeur, ces <i>Pensées, provocs et autres volutes</i> nous dévoilent un chanteur complexe, retors qui ne se définit que par le masque qu&rsquo;il revêt. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Oscillant entre des remarques profondément misogynes et son amour pathologique pour les femmes, Serge Gainsbourg creuse son paradoxe jusqu&rsquo;à l&rsquo;extrême à la recherche de l&rsquo;Absolu :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Sur ma tombe je veux que l&rsquo;on rédige cette épitaphe : « Ci-gît le renégat de l&rsquo;absolu. » Dernière consigne : ne m&rsquo;enterrez pas en grande pompe, mais à toute pompe ! »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">D&rsquo;une exigence kamikaze avec lui-même, Gainsbourg écrit pour dynamiter le langage et essayer d&rsquo;atteindre un au-delà des mots. Sa technique de composition est, comme il la définit lui-même, proche de la libre association des surréalistes qui tentaient, par ce biais, d&rsquo;ouvrir de nouvelles portes à la connaissance humaine.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Moi je n&rsquo;ai pas d&rsquo;idée, j&rsquo;ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d&rsquo;idée. Ça cache un vide absolu, je suis sous vide. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Lecteur de Lichtenberg ou d&rsquo;Oscar Wilde, Gainsbourg cultivait l&rsquo;art du trait d&rsquo;esprit, qu&rsquo;il utilisait surtout lors de ses passages dans les médias. Provoquer, pour lui, était vivre, ne pas laisser le cerveau en veille, toujours interroger le monde autour de lui, ses conventions, une véritable hygiène de vie !</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Quand j&rsquo;ai dit à Whitney Houston : « I want to fuck you », c&rsquo;était hard, d&rsquo;accord, mais quelle pire insulte que de dire à une femme : « Vous êtes intirable » ?</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Tout au long de ce recueil, le lecteur peut redécouvrir la prose des chansons de l&rsquo;homme à tête de chou, des extraits de ses interviews et ses pensées. Entre les lignes, se dessine le portrait d&rsquo;un grand timide, peintre raté et compositeur malgré lui, dont la culture classique soutient une sensibilité exacerbée.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>« Je ne veux pas qu&rsquo;on m&rsquo;aime mais je veux quand même. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Dan sa densité paradoxale, ce livre nous fait approcher l&rsquo;image d&rsquo;un Gainsbourg différent, comme vu de profil. A tous les curieux, procurez vous cet ouvrage, vous y rencontrerez des aphorismes surprenants du compositeur et pourrez céder, par là même, à la douce nostalgie de ses chansons. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ce recueil en forme de portrait fragmentaire remplit sa mission : celle de dévoiler pudiquement la complexité d&rsquo;un homme qui disait de lui-même, par le truchement d&rsquo;un aphorisme :</span></p>
<p><i><span style="font-size: medium;">« Il y a une citation qui me plaît bien : « J&rsquo;ai mis mon génie dans ma vie et mon talent dans mon œuvre. Elle est d&rsquo;Oscar Wilde. »</span></i></p>
<p align="JUSTIFY"><i>Pensées, provocs et autres volutes, Serge Gainsbourg, Le livre de poche, 5,10 euros</i></p>
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		<title>Consternantes pensées&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2015 07:41:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Abel Castel]]></category>
		<category><![CDATA[Max Milo]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ascension sociale. Agrippée à son clitoris, en équilibre instable sur ses petites lèvres, la féministe tente désespérément de s&#8217;élever au dessus de son sexe. » Navrant et consternant, ce premier aphorisme est à l&#8217;image du recueil Pensées éparses d&#8217;un rabat-joie, publié chez Max Milo en 2014. De phrases sexistes en considérations&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Ascension sociale. Agrippée à son clitoris, en équilibre instable sur ses petites lèvres, la féministe tente désespérément de s&rsquo;élever au dessus de son sexe. »</i></p>
<p>Navrant et consternant, ce premier aphorisme est à l&rsquo;image du recueil <i>Pensées éparses d&rsquo;un rabat-joie, </i>publié chez Max Milo en 2014. De phrases sexistes en considérations vulgaires sur les femmes, le lecteur sent sa mâchoire se décrocher devant la misogynie de ces lignes :</p>
<p><i>« Désertion conjugale : Cela fera bientôt dix ans que mon épouse ne se présente plus au rapport. » </i></p>
<p><i>« En se mariant, l&rsquo;homme se spécialise : il devient le mari. La femme se réalise : elle devient la femme. »</i></p>
<p>Multipliant ce genre d&rsquo;aphorismes dont la lecture peut surprendre en 2015, l&rsquo;auteur s&#8217;embourbe dans son personnage de rabat-joie sans talent.</p>
<p>Si encore une distance semblait être prise avec le langage et l&rsquo;objet dont il traite, nous pourrions croire que ces pensées seraient le fruit d&rsquo;un humour hasardeux. Mais c&rsquo;est là où le bât blesse, ces aphorismes ne sont pas drôles et peinent à nous faire esquisser un sourire.</p>
<p>En effet, ils dépassent rarement le jeu de mots sans intérêt et ne portent en eux aucune vision du monde. Plats, faciles et vite digérés, ces aphorismes ne recèlent rien.</p>
<p><i>« Sans l&rsquo;humour, la vie n&rsquo;aurait aucun sens. »</i></p>
<p><i>« Même gay, le mariage sera toujours triste. »</i></p>
<p><i>« Mon heure a sonné : je vais lui ouvrir. »</i></p>
<p>Les parties du recueil consacrées aux <i>Dialogues</i> et au <i>Dictionnaire</i> n&rsquo;évitent pas l&rsquo;écueil de la facilité, bien au contraire :</p>
<p><i>« Gouverner. Mener en bateau. »</i></p>
<p><i>« Homme au foyer (loc.) Mâle récurant. »</i></p>
<p><i>« &#8211; Ça gagne combien une voyante ? &#8211; « Des sommes astrologiques »</i></p>
<p>Consterné, les yeux ronds, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on termine la lecture des <i>Pensées d&rsquo;un rabat-joie.</i></p>
<p>Pour être tout à fait honnête, on peut recenser, dans ce livre, quelques belles trouvailles, mais qui peinent à se détacher de la lourdeur de l&rsquo;ensemble et ne compensent pas l&rsquo;océan de clichés et de phrases bancales, dans lequel elles se noient, telles que :</p>
<p><i>« Un touriste japonais qui pose en souriant devant la tour Eiffel, ça, c&rsquo;est un cliché ! »</i></p>
<p><i>Pensées éparses d&rsquo;un rabat-joie, Abel Castel, Max Milo, 128p., 12 euros</i></p>
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		<title>Guichardin, l&#8217;oublié</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Morgan Cariou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2015 05:40:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Guichardin]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Ricordi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui se souvient encore aujourd&#8217;hui de Francesco Guicciardini dit François Guichardin et de son oeuvre? Quelques historiens qui ont connaissance de son chef d&#8217;oeuvre Histoire d&#8217;Italie et peut-être quelques passionnés de la période du XVIème siècle florentin. C&#8217;est que Guichardin a été éclipsé par une figure dont la renommée éblouit toujours,&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui se souvient encore aujourd&rsquo;hui de <span lang="it-IT">Francesco Guicciardini dit François Guichardin et de son oeuvre? </span>Quelques historiens qui ont connaissance de son chef d&rsquo;oeuvre <em>Histoire d&rsquo;Italie</em> et peut-être quelques passionnés de la période du XVI<span lang="it-IT">ème siècle florentin.</span></p>
<p>C&rsquo;est que Guichardin a été éclipsé par une figure dont la renommée éblouit toujours, plus de quatre siècles après : celle de Nicolas Machiavel. Les deux hommes s&rsquo;estimaient fort et ont échangé une longue correspondance partageant les mêmes préceptes de réalisme politique.</p>
<p>Quand l&rsquo;un excellait de virtuosité dans la composition du <em>Prince</em>, l&rsquo;autre préférait une écriture plus sobre, claire, sans artifices, visant à l&rsquo;efficacité politique.</p>
<p><em>« Comme le dicton des anciens est vrai : Magistratus virum ostendit ! Confiez des affaires aux hommes, donnez-leur de l&rsquo;autorité : rien ne révélera mieux leur qualité. »</em></p>
<p>Et Guichardin sait de quoi il parle lorsqu&rsquo;il écrit cela : tour à tour, ambassadeur de France auprès de Ferdinand le Catholique, gouverneur de Modène, de Reggio et de Parme, il devient commandant des troupes pontificales puis conseiller d&rsquo;Alexandre de Médicis. Guichardin a donc pratiqué l&rsquo;art politique en toutes circonstances.</p>
<p>Dans ses <em>Pensées</em>, Guichardin émeut par sa sincérité et sa perpétuelle propension à l&rsquo;analyse des situations. Plus pratique qu&rsquo;idéologue, l&rsquo;homme politique essaie de tirer des leçons générales de sa longue carrière tout en ayant connaissance de leur relativité. Sa plume est sèche, mais le conseil est là, brut d&rsquo;expérience.</p>
<p><em>« Les mêmes choses qui, tentées à temps, sont d&rsquo;une réussite facile et viennent d&rsquo;elles-mêmes, tentées avant leur heure non seulement ne réussissent pas, mais vous enlèvent souvent la possibilité d&rsquo;y arriver en temps voulu. Ne vous jetez pas furieusement sur les choses : attendez leur saison et leur maturité. »</em></p>
<p><em>« Lorsque j&rsquo;ai eu à gouverner, je n&rsquo;ai jamais été pour la cruauté et pour les châtiments exagérés, et ils ne sont point non plus nécessaires ; parce que, à part certains cas où il faut des exemples, il suffit, pour entretenir la terreur, de punir les fautes à quinze sous pour un franc, pourvu qu&rsquo;on prenne pour règle de bien les punir toutes. »</em></p>
<p>Guichardin, en homme de faits, léguera à la postérité une <em>Histoire d&rsquo;Italie</em>, document précieux sur son époque dans laquelle il ne se met que très peu en scène, visant ainsi à l&rsquo;objectivité historique et des <em>Ricordi</em> aux conseils politiques avisés.</p>
<p>Par sa sagesse et son intelligence très concrètes, Guichardin mérite autant notre attention que son sulfureux contemporain Machiavel et une réédition de ses <em>Ricordi</em> permettrait au lecteur de redécouvrir la profondeur et la modernité de sa pensée politique, ainsi que l&rsquo;enseigne cet ultime fragment :</p>
<p><em>« C&rsquo;est une grande erreur que de parler des choses absolument, sans faire de distinctions, et par règles, pour ainsi dire, car presque toutes comportent des distinctions et des exceptions, de par la variété de circonstances qui empêchent de les ramener à une même mesure. Ces distinctions et ces exceptions, on ne les trouve pas dans les livres : les discernement doit les enseigner. »</em></p>
<p><em>Pensées et portraits, Guichardin, Denoël et Stelle, 1933, 147 p.</em></p>
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